Port-au-Prince, 30 septembre 2026 (Presslakay) — Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT) veut renforcer la régulation et le contrôle des agences de sécurité, des agences de voyage et des fondations, trois secteurs placés sous sa responsabilité. Selon le ministère, cette démarche, portée par la Direction des Affaires politiques et des Droits de l’Homme (DAPDH), vise à répondre aux défis sécuritaires et à contribuer au rétablissement de l’autorité de l’État.
Après les ateliers des 12 et 13 février 2026 à l’hôtel Karibe, la DAPDH a préparé trois avant-projets de décrets. Selon le MICT, ces textes doivent mieux encadrer le fonctionnement des agences privées de sécurité, des agences de voyage et des fondations, et renforcer les dispositifs de contrôle. Le directeur de la DAPDH, Berthony Noel, affirme que la Direction intègre à ses interventions la sécurité, la régulation, la gouvernance et le respect des droits humains.
La DAPDH analyse aussi l’évolution de la situation politique et sociale du pays. Elle identifie de manière préventive les risques pouvant affecter la stabilité et la cohésion sociale, puis transmet ses analyses au ministère pour orienter son action.
Au cours de l’exercice fiscal écoulé, la Direction dit avoir poursuivi son travail auprès des personnes rapatriées ou déportées, notamment à leur accueil, afin de veiller au respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux. Elle participe aussi, au nom du MICT, aux travaux liés à l’Examen périodique universel (EPU), un mécanisme du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui évalue périodiquement la situation des droits humains dans les États membres.
La portée de ces trois textes dépendra de leur contenu définitif, de leur adoption et des mécanismes prévus pour les appliquer.