Washington, 1er octobre 2026 (Presslakay) — De nouvelles restrictions fédérales sur l’accès des immigrés à Medicaid et au Children’s Health Insurance Program (CHIP) entrent en vigueur ce jeudi 1er octobre aux États-Unis. Malgré ce durcissement, les personnes relevant de la catégorie juridique « Cuban/Haitian entrants » restent éligibles à une couverture financée par l’État fédéral, selon les directives des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS).
Le financement fédéral de la couverture complète est désormais réservé aux résidents permanents, aux « Cuban/Haitian entrants » et aux migrants relevant des accords COFA (îles Marshall, Micronésie, Palaos). Les réfugiés et les personnes ayant obtenu l’asile n’y ont plus droit. Les « Cuban/Haitian entrants » restent aussi exemptés du délai d’attente de cinq ans imposé à plusieurs catégories d’immigrés. Les États doivent vérifier le statut migratoire des bénéficiaires et réexaminer certains dossiers.
Cela ne veut pas dire que tous les Haïtiens vivant aux États-Unis sont admissibles à Medicaid. « Haitian entrant » est une catégorie précise du droit américain de l’immigration, pas une désignation fondée sur la nationalité. Un ressortissant haïtien bénéficiant du TPS, de l’asile, du statut de réfugié ou d’une libération conditionnelle humanitaire (parole) peut donc relever de règles différentes selon son statut. Les conditions habituelles de Medicaid, liées au revenu, à la résidence et aux règles de chaque État, s’appliquent aussi.
Selon KFF, certaines catégories d’immigrés en situation légale perdent leur admissibilité au financement fédéral. L’organisation cite une estimation du Congressional Budget Office (CBO) : ces restrictions pourraient laisser environ 100 000 personnes supplémentaires sans assurance maladie d’ici 2034.
Pour la diaspora haïtienne, la nuance est décisive : être Haïtien ne suffit pas. C’est la classification juridique de chacun, et son admissibilité aux autres critères de Medicaid ou du CHIP, qui déterminera s’il garde sa couverture.