Actes de vandalisme, incendies criminels, et assassinats : les violences se poursuivent dans l’aire métropolitaine

Actes de vandalisme, incendies criminels, et assassinats : les violences se poursuivent dans l’aire métropolitaine

Plus d’un mois après que les bandes criminelles ont instauré un climat de terreur dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, les violences se poursuivent dans la capitale haïtienne. Jusqu’à ce lundi, dans plusieurs localités, des tirs nourris ont été entendus. Ce qui a contraint la population civile, affolée, à courir les rues dans tous les sens.

Au Bas de Delmas comme au Centre-Ville de Port-au-Prince, les individus lourdement armés continuent à imposer leurs lois. Durant toute la journée de ce lundi 8 avril 2024, des tirs ont été entendus au niveau du Carrefour de l’aéroport, à Delmas 33, de même qu’au Bicentenaire et aussi dans les parages du Palais national.

Dans cette vague de violences quotidiennes qui plonge davantage le pays dans le chaos, des infrastructures policières, des institutions publiques et privées, des centres hospitaliers, des établissements scolaires et universitaires ainsi que des résidences privées ont été et continuent d’être vandalisés par les bandits criminels.

En effet, dimanche soir, le commissariat de Bon-Repos, dans la plaine du Cul-de-sac, a été mis à terre par les bandits armés alors que la structure avait déjà été attaquée par les bandes criminelles lors de l’entame des hostilités dans l’aire métropolitaine.

Intervenant à la Radio Kiskeya, ce lundi, l’ancien Député de la 3e circonscription de Port-au-Prince, Printemps Belizaire a révélé que sa résidence avait été attaquée, vendredi dernier, par des individus armés. D’après l’ancien parlementaire, ces derniers ont pillé l’habitation, située à la rue de l’enterrement, avant d’y mettre le feu.

Toujours d’après l’ancien élu de la 3e circonscription de Port-au-Prince, les bandits criminels attaquent continuellement les locaux du Collège Bird, situé à quelques mètres du Pénitencier national, récemment vidé de ses détenus.

LIRE AUSSI

PressLakay