Assassinat de Jovenel Moïse : deux ans après, l’enquête piétine, le pays s’enfonce davantage dans le chaos

Jovenel Moïse ancien président d'Haïti

Deux ans après l’assassinat du Président Jovenel Moïse, en son domicile, le dossier va lentement au niveau de l’appareil judiciaire Haïtien. Une situation dénoncée par plusieurs organisations comme le CARDH, l’OPC et autres personnalités publiques.

Jovenel Moïse ancien président d'Haïti
Jovenel Moïse Ancien président d’Haïti

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, un commando d’une vingtaine d’hommes fait irruption dans la résidence privée du président Jovenel Moïse, à Pèlerin 5, commune de Pétion-Ville. Il est tué par balles alors que son épouse, Martine Moïse en est sortie blessée.

Depuis, le pays est davantage plongé dans l’insécurité avec pour toile de fond, de nombreuses personnes assassinées un peu partout, les gangs armés qui se sont multipliés terrorisant ainsi la population au quotidien, la PNH qui semble dépassée sans compter un appareil judiciaire dysfonctionnel mais surtout décrié.

Bien que bon nombre d’individus impliqués dans l’assassinat sont déjà mis sous les verrous, la justice, qu’elle soit haïtienne ou américaine, affiche une certaine lenteur dans le cadre de ce dossier. Si l’instruction ouverte aux États-Unis a déjà organisé un procès, celui d’un ancien informateur de la drug enforcment administration, Rodolphe Jaar, condamné à perpétuité, après avoir reconnu être le fournisseur en argent et en armes du commando qui a mené l’attaque. Au niveau de la justice haïtienne, à part les auditions en boucle de certaines personnalités jugées proches du feu Président, l’enquête semble au point mort.

En réaction à cette situation, le Protecteur du Citoyen, Renan Hedouville a fait part de sa préoccupation et de son inquiétude, rappelant que « l’insatisfaction est quasi-totale » et se désole : « la coupe de la barbarie est remplie de sang, sous le parapluie de l’impunité et la bénédiction de la corruption. ».

De son côté, le CARDH déplore l’absence de progrès dans l’enquête qui, d’après lui, fait du surplace et réclame la création d’un tribunal spécial international, qui pourrait agir au-delà des frontières.

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