Assassinat de Jovenel Moïse : Stanley Lucas ne jette pas l’éponge vingt-deux mois après

Stanley Lucas politicien haïtien

Vingt-deux mois après l’assassinat du Président Jovenel Moïse, le spécialiste en l’analyse du discours politique Stanley Lucas continue de dénoncer les auteurs de ce crime crapuleux perpétré dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Selon lui, les assassins sont nombreux et pointe du doigt la République Dominicaine, la Colombie et certaines personnalités américaines. Il demande à ce qu’une enquête soit menée auprès des institutions nationales et internationales pour que les personnes impliquées soient traînées devant la justice.

Stanley Lucas politicien haïtien
Stanley Lucas politicien haïtien

Cela fait déjà vingt-deux mois que le Président Jovenel Moïse avait été assassiné en son domicile à Pèlerin 5. Un crime crapuleux qui avait laissé la population haïtienne sous le choc bien que celle-ci contestait la gestion du pouvoir par l’ancien Chef-d’État et exigeait inlassablement son départ.

Si les cris des personnes qui demandent à ce que justice soit rendue à la famille du feu Président commencent visiblement à perdre en intensité, Stanley Lucas, un allié de l’ancien locataire du Palais national, quant à lui, ne lâche pas l’affaire.

Intervenant sur un média de la capitale, le spécialiste en l’analyse du discours politique continue d’accuser des personnalités publiques qui, selon lui, sont mouillées jusqu’au cou dans l’assassinat du Président. Pointant du doigt la République Dominicaine, la Colombie et certaines personnalités américaines, il demande à ce qu’une enquête soit menée auprès des institutions nationales et internationales afin d’arrêter tous ceux qui sont impliqués dans cet homicide.

” J’invite les étudiants haïtiens qui veulent faire leur thèse sur cet assassinat à lire deux articles que j’ai publiés et qui ont rapport au bilan des vingt-deux mois de l’assassinat du Président. Le premier s’intitule « Rappel documenté sur l’assassinat du Président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021 » dans lequel je présente la situation de l’enquête avec 35 documents légaux”, a-t-il indiqué.

” Après vingt-deux mois de l’assassinat, le bilan n’est pas communiqué. À 90 % la population haïtienne sait clairement qui sont les oligarques, les politiciens haïtiens, les deux juges à la Cour de Cassation, les policiers à l’USGPN, l’USP, le Cat Team et les hauts fonctionnaires de la PNH ainsi que le réseau du Docteur Sanon qui sont impliqués dans l’assassinat”, a souligné Stanley Lucas.

M. Lucas a déclaré que c’est parce que les assassins sont au pouvoir qui fait que l’enquête peine à avancer. Il a estimé que ces derniers [le Premier ministre Ariel Henry et les oligarques corrompus] ont mis un barrage institutionnel en nommant 6 membres au CSPJ. Il a aussi soutenu que le Chef du Gouvernement a nommé 8 membres à la Cour de Cassation ainsi qu’un autre au TPI de Port-au-Prince pour bloquer et saboter l’enquête.

” Même le juge qui gère le dossier, Walter W. Voltaire est membre du parti politique INITE. Il avait été nommé par les responsables de ce parti [impliqués dans ce dossier]. Sa mission est de sacrifier quelques petits poissons et ainsi protéger les oligarques et les grands politiciens qui ont tué le Président. Il s’agit là du niveau interne. ” a-t-il souligné.

Par ailleurs, Stanley Lucas a déclaré que des agents du Département d’État américain sont aussi impliqués dans cette affaire. Il a avancé comme preuve un appel téléphonique entre l’ancienne Inspectrice générale de la Police Nationale et le l’ancien Commandant de l’USGPN, Dimitri Herard qui ont mentionné que l’ordre venait directement du Département d’État américain. Aucun membre du Département d’État américain n’est encore mis sous les verrous, a-t-il déploré.

Après vingt-deux mois que le Président Jovenel Moïse ait été assassiné en son domicile situé à Pèlerin 5, l’enquête devant aboutir à l’arrestation des auteurs intellectuels du crime peine à avancer. Avec le temps qui passe, ce dossier semble bel et bien jeter aux oubliettes puisque les cris des personnes qui demandent à ce que justice soit rendue à la famille du feu Président commencent visiblement à perdre en intensité.

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