Chaos à Port-au-Prince | Le chef de gang Jimmy Chérizier se dit ouvert à la négociation

Chaos à Port-au-Prince | Le chef de gang Jimmy Chérizier se dit ouvert à la négociation

Lors d’une interview accordée à la chaîne britannique Sky News, Jimmy Chérizier, à la tête de la coalition de gangs armés dénommée “Viv Ansanm”, semant la terreur dans la région métropolitaine de Port-au-Prince se dit prêt à dialoguer.

Alors que la capitale haïtienne continue à subir les assauts coordonnés des bandes criminelles, avec en toile de fond, plusieurs commissariats et sous-commisasriats incendiés et des institutions publiques et privées vandalisées, le chef de la coalition des groupes armés qui sévissent un peu partout fait appel au dialogue.

En effet, depuis que les hostilités se sont multipliées causant la démission précipitée du Premier Ministre de facto et impopulaire Ariel Henry, c’est la première fois que le porte-parole du G9 désormais appelé “Viv ansanm” se dit ouvert à la négociation.

« On est pour le dialogue. Mais la classe politique haïtienne ne veut pas dialoguer », a-t-il soutenu lors de l’entretien avec la chaîne britannique.

« Tout ce nous voulons c’est que le pays soit un paradis pour tous tandis qu’elle veut maintenir le système », a tancé l’ancien policier qui a fait savoir que tant que les groupes armés n’auront pas aussi une place à la table des négociations, le pays ne connaîtra pas la paix.

En ce qui concerne le Conseil Présidentiel dont l’installation est actuellement en cours, le bandit notoire qui se présente comme un révolutionnaire dit ne pas reconnaître cette démarche de la communauté internationale et que ce dernier ne doit pas prendre part au dialogue.

Évoquant le sujet du déploiement de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMS), qui sera dirigée par le Kenya, Jimmy Chérizier a catégoriquement désapprouvé cette démarche.

« Si des policiers kényans posent leurs pieds sur le territoire, je les considèrerai comme des agresseurs, des envahisseurs. Il est hors de question qu’on collabore avec des envahisseurs qui veulent nous priver de notre indépendance », a tranché l’ancien agent des forces de l’ordre devenu chef de gang.

Il faut noter que depuis fin février la capitale haïtienne est totalement sous l’emprise des bandes criminelles menées par le bandit notoire Jimmy Chérizier. Elles pillent des magasins, des pharmacies, des hôpitaux. Elles incendient des établissements scolaires et universitaires. Les gangs criminels ont instauré un climat de terreur dans l’aire métropolitaine contraignant ainsi les ressortissants des pays étrangers à plier bagages pour fuir le pays.

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