Chaos à Port-au-Prince | Les locaux du quotidien Le Nouvelliste vandalisés par des individus armés

Chaos à Port-au-Prince | Les locaux du quotidien Le Nouvelliste vandalisés par des individus armés

Les locaux du quotidien Le Nouvelliste, situés à la rue du Centre, à Port-au-Prince, ont été pillés par des individus armés non identifiés qui ont investi l’espace depuis plusieurs jours.

Il ne fait aucun doute que les bandes criminelles qui ont assiégé la capitale haïtienne et ses environs entendent bien y instaurer le chaos. Là où ils passent, rien n’échappe à leur courroux. Pas même les écoles, les hôpitaux et les bibliothèques, ne sont épargnés de ce qu’ils estiment être une “révolution”.

Après les infrastructures scolaires, universitaires et bibliothécaires, c’est désormais au tour du quotidien Nouvelliste de subir les assauts coordonnées des bandits criminels à Port-au-Prince. En effet, des individus armés non identifiés ont pénétré l’enceinte même du quotidien centenaire et ont emporté plusieurs matériels.

Selon les informations fournies par les responsables du média, les assaillants ont causé des dommages considérables en détruisant des équipements qui faisaient fonctionner le journal et en emportant des matières premières nécessaires à l’impression du journal écrit. Une catastrophe de plus dans le chaos généré par les bandes criminelles dans la capitale haïtienne.

Depuis environ deux mois, les gangs armés criminels coalisés en une structure nommée « Viv Ansanm » ont plongé la région métropolitaine dans un chaos. Toutes les activités de divers secteurs de la vie nationale sont depuis lors suspendues. École, banque et grand commerce n’arrivent pas à fonctionner normalement dans la capitale. Maintenant, les médias sont pris en chasse.

À la rédaction de l’agence PressLakay, nous sommes solidaires au quotidien Le Nouvelliste: sa direction, le personnel, les confrères et consœurs journalistes. Nous profitons de l’occasion pour dénoncer cet acte barbare perpétré par des individus cyniques, sans foi ni loi, sans éducation et sans vision qui s’en prennent à la presse.

La presse ne peut plus continuer à être victime dans un pays où des combats en faveur de sa liberté et celle de l’expression ont été menées. C’est inadmissible que de tels droits fondamentaux continuent à être bafoués en Haïti.

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PressLakay