Chasse aux bandits : un réflexe naturel d’autodéfense, pour Pierre Michel Brunache

Me. Michel Brunache

D’après l’ancien ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Michel Brunache, le mouvement dénommé « Bwa kale » entamé par la population de diverses localités de la région métropolitaine est un réflexe naturel d’autodéfense. Parallèlement, l’ancien garde des sceaux estime que cette forme de vengeance de la population est la conséquence de la faillite de l’État dans le pays.

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Depuis plusieurs jours, la population de divers quartiers de la zone métropolitaine ont entamé une véritable « chasse aux bandits ». Plusieurs présumés assaillants ont déjà fait les frais à Canapé-Vert, Debussy, Laboule 12, et autres. Si certains ne voient pas de bon œil cette nouvelle forme de vengeance populaire dans le pays, pour Pierre Michel Brunache, il s’agit simplement d’un réflexe naturel d’autodéfense.

Intervenant sur la Radio Kiskeya, ce vendredi, l’ancien ministre de la Justice et de la Sécurité Publique se dit regretté cette forme de vengeance populaire et a exhorté les autorités concernées à prendre leur responsabilité pour recouvrer la confiance au sein de la population.

« La réaction de la population est normale. Il s’agit simplement d’un réflexe naturel d’autodéfense », a-t-il précisé tout en soulignant qu’il faut déplorer cette réaction de la population même si nous la comprenons.

Par ailleurs, l’ancien porte-parole de la primature a estimé que cette réaction de la population que l’on peut qualifier comme étant une forme de vengeance n’est que la conséquence de la faillite de l’État dans le pays puisque sa mission première est de garantir la sécurité.

« Elle est aussi une preuve de la faillite de l’État parce que la vengeance privée n’est pas le rôle de la population, mais cela revient plutôt à l’État de réprimer les crimes que l’on commet. Si la population se trouve dans une situation dans laquelle elle est obligée de se venger, c’est parce que les autorités concernées ne prennent pas leurs responsabilités », a-t-il soutenu.

Cependant, M. Brunache a estimé que le momentum est favorable à la PNH, et que les agents doivent être mieux équipés pour mener les opérations en se servant de la population comme indicateur, comme moyen de renseignement et non comme exécuteur de bandits comme c’est le cas actuellement.

Alors que la population de certaines localité dont Laboule 12 et Carrefour-Feuilles érige des barricades pour stopper les assaillants, des policiers se joignent à ce mouvement. Si certains dénoncent lamentablement ce phénomène, d’autres voient en lui une solution pour affaiblir voire éliminer les gangs armés qui terrorisent la population.

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