mercredi 21 février 2024
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Construction du canal : Certains ouvriers se plaignent des mauvaises conditions de travail à Ouanaminthe

Construction du canal : Certains ouvriers se plaignent des mauvaises conditions de travail à Ouanaminthe

Certains ingénieurs, techniciens, ouvriers et volontaires qui travaillent dans les sentiers de construction du canal sur la rivière Massacre à Ouanaminthe protestent contre les mauvaises conditions qu’ils subissent. D’après plusieurs d’entre eux, le Comité qui gère les travaux ne les entretient pas assez en ce qui a trait à leurs nourritures quotidiennes.

En pleine construction depuis déjà deux mois, le canal sur la rivière Massacre qui est appelée à irriguer trois mille hectares de terres agricoles de la plaine de Maribahoux ne manque pas de prétendants. Certains le soutiennent, d’autres le financent. Il y en a même ceux qui font, d’après eux, du bénévolat. Qu’ils soient bénévoles ou pas, tout travailleur mérite son salaire, serait-ce qu’en nature. C’est dans cet optique que certains ouvriers et ingénieurs qui œuvrent dans le projet de canalisation du fleuve frontalier ont dénoncé le Comité de gestion comme quoi ce dernier ne les nourrit pas assez encore qu’il le fait très tard dans la journée.

“Nous travaillons de 7:00 AM jusqu’à minuit même parfois deux heures du matin. Au cours de la journée, nous mangeons très tard soit à neuf ou dix heures du soir. Nous ne savons pas si cette situation a rapport aux cuisiniers ou si elle concerne plutôt ceux qui financent les repas pour les travailleurs du canal. Cependant, la tendance se maintient. On ne peut pas continuer à travailler dans de telles conditions.” a fait savoir un ouvrier protestataire.

Intervenant aux micros des journalistes de certains médias locaux, les protestataires en ont profité pour recommander aux membres du comité un meilleur accès à l’eau potable. “Celle-ci demeure un élément obligatoire en plus quelle ne doit pas être chaude.” a souligné un technicien qui fait entendre ses revendications. Il a aussi soutenu que même les agents du BSAP qui surveillent les travaux jour et nuit sont aussi concernés par cette situation de mauvais traitements.

Afin de prendre la défense de la structure qui gère la construction du canal sur la rivière Massacre dans la commune frontalière, le Secrétaire exécutif du Comité Wiston Jean-Brévil a promis que des mesures appropriées seront prises par les membres pour permettre à ce que les ingénieurs, techniciens et ouvriers impliqués dans les travaux reçoivent un meilleur traitement.

Alors que la construction du canal se poursuit sur la rivière Massacre, plus d’un estiment qu’il ne faut pas lâcher prise car il s’agit, pour eux, d’une cause nationale qui implique la souveraineté du pays en matière d’alimentation. Depuis déjà deux mois, les travaux se poursuivent et les ingénieurs entendent bien les achever à temps pour que le projet soit inauguré le 18 novembre prochain. Reussiront-ils ? Le canal de Ouanaminthe répondra-t-il aux attentes ? Des questions qui demeurent, jusqu’à maintenant, sans réponses.

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