Crise: « Aujourd’hui les choses doivent changer » la CEH se positionne sur la conjoncture actuelle

Mgr Max Leroy Mesidor archevêque métropolitain de Port-au-Prince avec la présence de l’espisco d’Haïti

La Conférence Épiscopale d’Haïti (CEH) dénonce énergiquement les violences perpétrées par les gangs armés sur la population. Elle interpelle également la conscience des autorités haïtiennes qui restent impassibles face aux souffrances du peuple haïtien.

Mgr Max Leroy Mesidor archevêque métropolitain de Port-au-Prince avec la présence de l’espisco d’Haïti
Excellence Mgr Max Leroy Mesidor archevêque métropolitain de Port-au-Prince

9 mars 1983 – 9 mars 2023, déjà 40 ans depuis que les Haïtiens attendent le changement prôné par le pape Jean-Paul II en faveur d’Haïti. En commémoration à cette date qui ramène la venue du Saint-Siège dans le pays, les évêques ont sorti une note dans laquelle ils dénoncent la violence systématisée et planifiée dans le pays. Ils interpellent la conscience de ceux qui financent et entretiennent les gangs armés qui continuent à multiplier des démonstrations de forces sous le regard impassible des autorités concernées.

Par ailleurs, la CEH interpelle également la conscience des autorités concernées dont l’indifférence et l’inaction sont plus que déconcertantes. Les évêques ont indiqué dans la note qu’un congrès eucharistique avait été organisé à l’occasion. Celui-ci avait pour thème « Aujourd’hui les choses doivent changer ».

 » Il faut que les choses changent en Haïti  » avait déclaré le pape Jean-Paul II, de son vrai nom Karol Józef Wojtyła, à l’occasion de sa visite en Haïti, le 9 mars 1983. 40 ans après, soit le 9 mars 2023, aucune amélioration n’est encore apportée dans les structures de l’État.

Si en 1983 le pays était dominé par la dictature de Jean Claude Duvalier durant laquelle tout se faisait pour et au nom du dictateur ; et où les opposants du pouvoir étaient constamment violentés lorsqu’ils s’efforcaient de faire entendre leur voix. En 2023, la réalité n’est pas trop différente. Avec les institutions démocratiques qui sont dans l’agonie ; aucune autorité élue pour prendre les bonnes décisions, des institutions publiques qui ont failli à leurs missions, le pays poursuit sa chute dans l’abîme.

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