Crise en Haïti | l’ONU appelle à mettre fin aux violences sexuelles subies par les filles et les femmes

Viol

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, mercredi 19 juin 2024, les Nations Unies en Haïti appellent les autorités concernées à agir afin de mettre fin aux violences sexuelles qui touchent de manière disproportionnée les filles et les femmes dans le pays.

Alors que le pays connaît en ce moment sa pire crise sécuritaire où la majeur partie de la région métropolitaine ainsi que des villes de province sont contrôlées par des gangs armés criminels, les violences perpétrées à l’endroit des filles et des femmes notamment les violences sexuelles suivent une tendance à la hausse.

“Ces dernières années, les rapports sur les crimes sexuels en Haïti montrent une tendance persistante à la hausse de ces actes violents à l’égard des femmes et des filles”, a écrit dans un communiqué le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti.

“Ces actions, utilisées parfois comme armes de contrôle, laissent des cicatrices physiques et émotionnelles persistantes non seulement sur les survivantes mais aussi sur les communautés haïtiennes dans leur ensemble”, a-t-il souligné tout en exprimant son soutien et sa solidarité aux femmes haïtiennes.

Il faut souligner que dans le contexte actuel de conflit et d’instabilité en Haïti, les filles et les femmes sont particulièrement vulnérables aux violences perpétrées par les gangs armés criminels. Selon les chiffres avancées par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le nombre des survivant(e)s aux violences basées sur le genre a quintuplé durant le premier trimestre de l’année par rapport au dernier trimestre de l’année dernière, passant de 250 à 1.543.

Les violences sexuelles représentent 75% des cas répertoriés. Parmi les survivants, 80% sont des femmes et 16 % des filles. Au total, près de 80% de ces derniers sont des personnes déplacées en raison des conflits armés dans la région métropolitaine et plus de 70 % des incidents seraient commis par les auteurs des attaques.

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