Crise sociopolitique en Haïti : Jovenel Moïse accuse l’élite économique et ses opposants politiques devant l’ONU.

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Intervenant à une rencontre du Conseil de Sécurité de l’ONU ténue par visioconférence, le lundi 22 février 2021, le président de facto Jovenel Moïse assimile l’instabilité politique chronique qui règne dans le pays depuis plusieurs années à une réponse des oligarques corrompus associés aux mauvais perdants des élections face à certains dossiers de grands intérêts qu’il touchent.

 » Mon administration a trouvé un système économique qui permettait le pillage systématique de l’état par des oligarques puissants et l’appauvrissement de la population. Pour corriger cet état de fait, nous avons proposé le dialogue aux secteurs concernés pour trouver un consensus opérationnel », a déclaré Jovenel Moïse. Cependant, ajoute t-il, ils ne voulaient pas que le système change.

Six (6) milliards de dollars d’intérêts touchant des dossiers liés aux réformes opérées dans l’énergie particulièrement l’électricité et l’acquisition des produits pétroliers, dans la gestion et la construction des infrastructures routières, aux manipulations de la monnaie et changement de la politique agricole et aux contrats entachés de corruption, ont été récupérés, a souligné le locataire du palais national.

Jovenel Moïse pointe du droigts les oligarques associés aux mauvais perdants qui, en guise de réponse aux dossiers touchés, ont bloqué par la violence, ce pendant près de trois (3) ans, le fonctionnement régulier du Sénat de la république empêchant la ratification de gouvernements, le vote du budget et de la loi électorale devant faciliter l’organisation des élections pour le renouvellement du personnel politique.

L’opération  » peyi lòk » de l’opposition radicale et violente a attaqué les droits fondamentaux des citoyens en les empêchant de vaquer à leurs activités. Cette opération a causé la perte de près de 2,4 milliards de dollars et 80,000 emplois, a expliqué le président contesté.

En quatre ans, mon administration a dû faire face à sept (7) tentatives d’interruption de l’ordre constitutionnel par la violence, se plaint le président de facto. Il cite notamment l’attaque contre le sénat le 11 septembre 2019, la création de nombreux gangs et d’un groupe de terroriste fantôme 509.

La démocratie a dû affronter des dangers ces derniers mois. Il y a un refus du régime démocratique et des élections, le seul moyen d’accéder à la gestion des affaires de l’état, poursuit-il.

Jovenel Moïse accuse ses opposants politiques qui selon lui, ont opté pour la violence, la paralysie et le cahos en lieu et place du dialogue pour trouver une solution consensuelle.

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