Des associations de journalistes dénoncent le kidnapping sous la personne de Marie-Lucie Bonhomme

Journaliste Marie-Luicie Bonhomme kidnappée

Quelques heures après l’enlèvement suivi de la libération de la journaliste de Radio Vision 2000 et de Télé Pluriel Marie-Lucie Bonhomme, à Tabarre, des associations de journalistes n’ont pas perdu de temps pour dénoncer ce rapt. C’est le cas de SOS journaliste et l’ANMH.

Journaliste Marie-Luicie Bonhomme kidnappée
Journaliste Marie-Luicie Bonhomme

Dans la nuit du lundi 12 juin 2023, des individus armés identifiés comme des membres du gang Kraze Baryè dirigé par Vitelhomme Innocent, avaient enlevé puis libéré la journaliste de Radio Vision 2000 et de Télé Pluriel Marie-Lucie Bonhomme. Sa résidence, située à Tabarre, a été pillée. Un acte dénoncé par des associations de journalistes tels que SOS journaliste et l’ANMH.

Intervenant sur la Radio Kiskeya, le Secrétaire Général de SOS journaliste, Joseph Guyler C. Delva a fait savoir que la journaliste se trouve actuellement dans un état critique. D’après lui, les forces de l’ordre doivent redoubler de vigilance dans toute la commune de Tabarre mais aussi sur tout le territoire afin de mettre les bandits hors d’état de nuire.

« Le cas de l’enlèvement sous la personne de la journaliste Marie-Lucie Bonhomme est extrêmement grave. Il est connu de tous que les journalistes en Haïti font face à plusieurs défis notamment des menaces qu’ils ont l’habitude d’identifier et de retracer l’origine ; or, quand il s’agit de bandits armés, il devient difficile pour celui-ci d’identifier les bras cachés derrière. » a-t-il indiqué tout en précisant qu’il s’agit d’une nouvelle forme d’agression ou de persécution contre tous ceux et celles qui exercent le métier du journalisme en Haïti.

« C’est vrai que nous ne pouvons pas demander à la PNH d’être omniprésente cependant cette dernière doit redoubler de vigilance dans toute la commune de Tabarre mais également sur tout le reste du territoire afin de mettre les bandits hors d’état de nuire. » a poursuivi le Secrétaire Général de SOS journaliste.

De son côté, le président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), Jacques Sampeur n’a pas caché son indignation face à la séquestration de Mme Bonhomme. Il a envoyé ses sympathies à la victime ainsi qu’à sa famille et ses proches choqués par cet acte brutal. Parallèlement, le PDG de Radio Antilles International a soutenu que l’État est absent vu son incapacité à empêcher ces genres de drame dans le pays.

« L’enlèvement sous la personne de la journaliste Marie-Lucie Bonhomme nous rend médusés et sidérés de voir l’audace des bandits armés qui ne ratent pas l’occasion pour enlever et brutaliser une symbole comme beaucoup d’autres femmes qui font un travail impeccable dans le pays. » a-t-il dénoncé.

« (…) Ce n’est pas uniquement aujourd’hui que la presse soit victime des bandits armés. C’est une situation qui ne cesse de se répéter. Ce qui fait que l’État est absent vu son incapacité à empêcher ces genres de drame. » a soutenu le président de l’ANMH.

À noter que la journaliste Marie-Lucie Bonhomme a été enlevée dans sa résidence privée, à Tabarre, puis libérée après avoir été conduite auprès du chef de gang notoire, Vitelhomme Innocent, pour
être auditionnée durant des heures.
Les individus armés qui ont effectué le kidnapping ont aussi pillé la maison de la victime. Dans la foulée, le local de la SunAutoHaiti qui héberge également le Consulat de la Jamaïque a été attaqué, pillé puis incendié.

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