Des politiciens haïtiens fraîchement sanctionnés par le Canada sortent de leur gong

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Les sanctions canadiennes infligées aux acteurs politiques continuent de faire des remous. Si au sein de la population, les positions sont divergentes, les principaux concernés dénoncent et parlent de persécutions politques. C’est le cas de Gary Bodeau, Rony Celestin, Jean Henry Céant et Laurent Lamothe.

Agence presslakay
Agence presslakay

Pour Laurent Lamothe qui avait dirigé le pays comme premier ministre pendant 31 mois, il s’agit d’une machination politque visant à salir son image. L’ancien chancelier haïtien parle de décision absurde et incohérente qui ne pourrait se baser sur aucun argument ou aucun fait vérifiable.

Il dit estimer que cette décision « arbitraire » du gouvernement canadien est le fruit d’une manipulation avérée de mauvaises informations relayées par des détracteurs. Il fait part de sa volonté d’engager des avocats pour defendre son honneur.

Une position qui n’est pas différente de celle de Jean Henry Céant, ancien premier ministre qui se dit surpris par la nouvelle. Lui aussi annonce qu’il va engager un cabinet d’avocats.

Gary Bodeau et d’autres accusés se disent innocents

L’ancien président de la chambre basse, Gary Bodeau n’a pas pris de temps pour répondre aux accusations portées contre lui et les sanctions qui les accompagnent.

“Je condamne sans équivoque le récent communiqué de presse du gouvernement canadien, qui m’a étiqueté comme un individu impliqué dans le financement et la prolifération de gangs et d’autres groupes violents en Haïti” a fait savoir l’ancien homme fort de Delmas

Il dit mettre quiconque en défi d’attester le contraire.

« J’ai toujours soutenu les efforts des groupes non-violents en Haïti qui s’efforcent de construire un avenir meilleur où les droits de la personne sont respectés et où les Haïtiens peuvent atteindre la prospérité”, a ajouté l’ancien élu de Delmas qualifiant sa sanction de persécution politique.

De son côté, Rony Celestin sénateur en fonction, a par le biais de son avocat exigé des preuves de la part du gouvernement canadien pour les accusations de trafic d’armes et financement de groupes armés en Haïti.

Joseph Michel Martelly en plein mutisme

Comme pour son ami, l’ancien sénateur Hervé Fourcand, Joseph Michel Martelly n’a pas encore réagi ni personnellement ni par le biais de ses avocats aux sanctions canadiennes.

L’ancien président qui se reclame toujours de « bandi legal » est dans le silence mais un silence sonore.

Plus d’un attend la réaction de Joseph Michel Martelly, ancien président qui selon les rumeurs serait un éventuel candidat aux prochaines présidentielles haïtiennes.

Ainsi, des membres de la population s’interrogent sur ce qui pourrait arriver aux personnes visées par les sanctions et se demandent aussi pourquoi les américains ne se prononcent pas encore sur le cas des personnalités sanctionnées par le Canada ?

Il faut signaler que d’autres hommes politiques haïtiens figurent dans la liste des personnes qui financent les actions criminelles dans le pays. Au moment opportun le Canada promet de publier d’autres noms.

Si les sanctions peuvent avoir d’impacts sur l’avenir politique des personnes sanctionnées, on doit se préparer à attendre l’éclosion d’une nouvelle classe politique au pouvoir en Haïti.

Joseph Lambert, Youri Latortue, Hervé Fourcand, Gary Bodeau, Joseph Michel Martelly, Rony Celestin, Laurent Salvador Lamothe et Jean Henry Céant sont les personnalités déjà sanctionnées en attendant que d’autres noms soient connus. Une classe politique au bord du gouffre.

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