Deux Premiers ministres renvoyés, Gary Bodeau s’explique pour justifier

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CP: page Facebook du député

Dans une interview publiée en deux parties dans les colonnes du quotidien Le Nouvelliste, l’ex député de Delmas et président de la chambre des députés, Gary Bodeau, a répondu aux questions du journaliste senior Robenson Geffrard sur des sujets liés à la politique tels que son bilan à la 50ème législature, la corruption à la chambre basse, le budget 2018-2019, la séance sur la mise en accusation du président de la république, le renvoi de Jack Guy Lafontant et l’injection de Jean-Henry Céant à la tête de la primature.

Ci-dessous, nous publions en intégralité les réponses de Gary Bodeau sur les renvois de Lafontant et Céant.

Pourquoi avoir renvoyé Jack Guy Lafontant?

G.B.: Le Premier ministre Jack Guy Lafontant est un serviteur de l’État qui n’avait pas d’agenda que celui du président Moïse qui avait fait des promesses à la population lors de sa campagne. N’étant peut-être pas un politicien accompli, il ne pouvait pas comprendre le déroulement des faits et les nuances qui les caractérisent dans le contexte qu’il se trouvait. Jack Guy Lafontant était prévenu par la majorité qu’il allait perdre son poste au cas où cela tournerait mal dans son entêtement et la volonté manifeste de son gouvernement d’ajuster les prix du carburant à la pompe. Quoi que nécessaire selon l’exécutif, le moment était inopportun. Le président était prévu par le sénateur Joseph Lambert et moi. Le Parlement a été obligé de se séparer de Jack Guy Lafontant pour éteindre le feu. Il a fallu ce choix car les fondements de la démocratie et de la République étaient en jeu.

Pourquoi après avoir supporté Jean-Henry Céant et vous l’avez éjecté du pouvoir après six mois ?

G.B.: L’histoire récente d’Haïti est faite d’instabilités politiques. J’ai voyagé aux États-Unis pour convaincre les représentants du Fonds monétaire international (FMI) de respecter leur engagement vis-à-vis du pays. Le gouverneur et moi avions eu de solides réunions avec les responsables. Tout semblait aller dans la bonne direction. À notre retour en Haïti, j’avais le sentiment du devoir accompli et d’avoir jeté les bases d’un partenariat gagnant-gagnant. J’avais mobilisé mon cabinet pour commencer à travailler en coulisse avec le gouvernement quand, soudain, plusieurs événements viennent perturber le processus.

Plusieurs rapports d’intelligence irréfutables ont confirmé un complot pour renverser le président et déstabiliser le pays. Certains hommes d’affaires proches du Premier ministre ont utilisé le «moun pa tout moun» de ce dernier pour implémenter leur propre agenda. Les preuves existaient depuis février. Cependant, soucieux de recevoir cet appui budgétaire, le pouvoir, en dépit de ses informations pertinentes, tardait à agir. Tout a basculé, au moment de l’interpellation du Premier ministre au Sénat. Le groupe majoritaire a perdu, avec cet accord de Monsieur Céant avec le Sénat, le peu de confiance qu’il lui restait. Jusqu’à aujourd’hui, je crois que Monsieur Céant n’était peut-être pas mêlé personnellement à cette affaire malheureuse.

Cliquez sur ce lien lire la deuxième partie de l’interview:https://lenouvelliste.com/article/211289/gary-bodeau-le-parlement-ne-sest-pas-mis-a-la-hauteur-de-ses-responsabilites-republicaines?fbclid=IwAR3f4JAjxleZ80KQZdkjju51bgJObjXDqEbvcSftAKJNYM8k2JbEqslXWiY

*Source Le Nouvelliste.

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