Dialogue inter-Haïtiens | Aucune alternative en vue, la délégation de la CARICOM déçue

Après les réunions organisées par les Éminentes personnalités de la CARICOM avec les acteurs politiques haïtiens, rencontres qui se sont avérées infructueuses, les huit émissaires se disent déçus par le fait qu’aucun consensus n’a été trouvé entre les protagonistes.

Comme certains l’avaient prédit, la dernière initiative entamée par la Communauté Caribéenne, du 4 au 10 septembre dernier, n’a pas porté fruits. En effet, alors que les Éminentes personnalités déléguées par l’organisation forte de la Caraïbe espéraient aider les acteurs politiques haïtiens à trouver un terrain d’entente, les lignes ne semblent pas bouger jusqu’à maintenant.

Des Signataires de la Déclaration de Kingston au Groupe du 21 Décembre, les positions restent les mêmes et aucun indice ne donne droit d’espérer que ces derniers arriveront à s’entendre. Alors que l’un [hormis Fanmi Lavalas] réclame la tête du PM Ariel Henry, et que l’autre n’a d’autres propositions que la formation d’un gouvernement d’unité nationale, l’élargissement du HCT, et la mise sur pied d’un CEP, aucune concession ne sera faite vu la fermeté de chacune des parties engagées.

Voyant que les protagonistes de la classe politique haïtienne impliqués dans ces échanges, entamées en terre jamaïcaine, n’arriveront sans doute pas à un accord, les EPG se disent déçues, dans une note rendue publique, ce mardi. Elles ont indiqué que les positions de certains acteurs ont considérablement régressé, en témoignent les appels à la démission du locataire de la Primature lancé par les signataires de la Déclaration de Kingston. Toutefois, les émissaires de la CARICOM se réjouissent du fait que les parties finissent par s’entendre sur les décisions qui doivent être prises en vue de résoudre la crise sécuritaire qui sévit actuellement dans le pays.

De l’échec essuyé à Kingston, en début de juin dernier, à celui-ci, les EPG ont souligné, dans leur note, qu’elles restent déterminées à poursuivre les pourparlers [bénéfiques pour le pays, disent-elles] et font appel au sens du devoir des acteurs politiques haïtiens pour lesquels les intérêts du peuple doivent primer.

Alors que la Communauté Caribéenne ainsi que les autorités américaines attendent un rapport favorable de la délégation et ce, pour tenter de convaincre tous les membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, afin de favoriser l’intervention de la force multinationale qui serait dirigée par le gouvernement kenyan, rien n’indique que celle-ci sera concrétisée vu que cette dernière tentative entamée par les Éminentes personnalités délégués constituaient un processus clé dans la démarche.

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