Droit d’ingerance Haïti et les faux amis.

 

En droit international, le principe de non-intervention, c’est-à-dire le droit de tout État souverain à conduire ses affaires sans ingérence extérieure, est un principe coutumier universellement applicable. Suivant une contre-interprétation extensive et non juridique de la notion, la scène internationale apparaît souvent aujourd’hui comme un monde d’ingérences multiformes. Si la notion d’ingérence est souvent utilisée bien au-delà de sa dimension juridique dans le domaine de l’action humanitaire, elle a en outre donné lieu à une construction théorique qui s’affirme comme droit, en contradiction avec le principe coutumier de non-intervention.
L’organisation  des États américains (OEA) qui a signalé que les problèmes que connait Haïti  inquiètent toute la région et que la situation dans le pays ne semble pas s’améliorer en dépit des nombreuses démarches initiés par l’Organisation, notamment la création d’un mécanisme de suivi de la situation des droits de l’homme et d’un groupe interdisciplinaire d’experts pour faciliter le dialogue entre  Haïtiens.
C’est tout le contraire de ce qu’anticipaient L’OEA , en choisissant comme ils l’ont fait au Vénézuela  d’imposer des normes juridiques et morales par la force. Leur tentative ne pouvait être comprise que comme une nouvelle manifestation d’impérialisme, voire une forme nouvelle de néo-colonialisme et en voulant faire appliquer ce qu’ils ont déjà en tête.

À rappeler que  depuis plus d’un an, le pays s’enfonce dans le chaos. Au quotidien, c’est la bérézina en Haïti , le peu charismatique du  président Jovenel   n’est pas le seul responsable. Le caudillisme des années Martelly  est passé par là, aussi charismatique d’autocrate l’ancien président a laissé  le pays en piteux état malgré ses immenses ressources du PetroCaribe. Le mirage du Martelisme n’a fait rêver que peu d’haitiens à l’intérieur du pays. Cinq  années de pouvoir au cours desquelles la régression de l’Etat de droit n’a cessé de s’amplifier. Orateur volubile, l’autocrate Martelly  n’avait pas fait grand cas d’une liberté d’expression révisée à minima, alors que le clientélisme ne cessait de prospérer. Son gouvernement avait, sinon couvert,  fermé les yeux sur une criminalité galopante,  s’acoquinant avec les narcotrafiquants et faisant du pays l’un des plus dangereux au monde.  Le bilan est aussi une économie à plat, aujourd’hui prise en défaut.

Le politicien jovenel Moïse lui-même dans son action, devrait se conformer à ces principes.
C’est cette conception de la politique qui est celle de Kant. Kant dit en effet que ” l’être humain est un animal qui a besoin d’un maître ” car en l’absence de maître, il est incapable de se conformer à l’impératif moral. Mais pour pouvoir établir ce règne, le maître lui-même doit être soumis à l’impératif moral.
Kant pense donc que la morale est la fin visée par la politique.

Robinson Jerome

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