Entre le devoir de servir et l’échec imminent de Frantz Elbé

Entre le devoir de servir et l'échec imminent de Frantz Elbé

Deux ans après la nomination du DG, a.i., Frantz Elbé à la tête de la Police Nationale d’Haïti, cette institution peine encore à relever les défis sécuritaires auxquels elle doit répondre. Durant ces deux années, les violences des gangs armés ont multiplié alors qu’aucune opération n’est menée, jusqu’à date, pour démanteler des groupes armés criminels. Incapacité, échec, complicité, les mots ne manquent pas pour certains de qualifier l’administration de l’actuel numéro un de l’institution appelée à protéger et servir.

Dans l’incapacité de la PNH à mener de vraies opérations visant au démantèlement de certains groupes armés criminels sur le territoire national, plus d’un se questionnent davantage sur le passage du DG Frantz Elbé à la tête de l’institution policière. Cependant, il s’avère que la plupart de ces derniers soutiennent haut et fort que celui-ci a totalement échoué dans sa mission qui consiste à mener l’unique force policière du pays à combattre les gangs armés. La Police Nationale d’Haïti est-elle davantage affaiblie sous l’administration de son Directeur Général actuel, installé depuis le 21 octobre 2021? Depuis la prise de fonction de ce dernier, l’institution policière est-elle moins efficace dans ses interventions ?

Dans le contexte actuel marqué par l’aggravation de la situation sécuritaire où des violences armées de toutes sortes sont perpétrées sur la population haïtienne, la Police Nationale d’Haïti est appelée à protéger celle-ci totalement démunie face aux assauts des gangs criminels qui s’établissent de part et d’autres sur le territoire national. Chaque jour qui passe apporte son lot de victimes y compris au sein de l’institution policière. Des nouveaux massacres sur la population civile aux déplacements en masse de cette dernière dans diverses localités dans la région métropolitaine, la PNH n’arrive toujours pas à sévir contre les fauteurs de trouble.

Des massacres orchestrés sur la population civile sans que la PNH ne réponde par la force

Il se peut que des bandits lourdement armés puissent attaquer des civils totalement démunis. Ce qui semble dans l’ordre des choses dans tout pays en proie à l’insécurité. Toutefois, la Police a le devoir de sévir correctement pour empêcher aux assaillants de remédier. Or, depuis quelques temps, en Haïti, les bandits notoires tuent, violent et kidnappent par plusieurs dizaines tout en revendiquant leurs actes alors que les autorités policières ne font pratiquement rien.

Parfois, à travers un point de presse, elles annoncent tout simplement des interventions anticipées soit pour sauver des victimes ou tout simplement pour récupérer leurs cadavres. Ce qui, généralement, ne se sont jamais passé de la parole aux actes. Des cas comme le massacre orchestré, samedi 26 août dernier, sur les nombreux fidèles de l’église Évangélique Piscine de Bethesda du pasteur Marcorel Zidor, montrent à quel point à quel point la PNH ne peut assurer la sécurité des citoyens sur le territoire national.

Des déplacements de personnes contraintes d’abandonner leurs foyers sous les menaces de bandits armés

En effet, Martissant, il y a de cela plus de deux ans ; le quartier populeux de Bel-Air ainsi qu’à Delmas 24 et ses environs, Carrefour-Feuilles et plus récemment, certaines localités de la commune de la Croix-des-Bouquets dont Onaville, les habitants sont contraints de fuir leurs domiciles sous les menaces de balles assassines des individus lourdement armés. Jusqu’à date, aucune opération musclée n’est menée réellement dans ces quartiers assiégés afin de permettre aux résidents qui vivent dans des centres d’hébergements “provisoires” de recouvrer une vie normale.

Si certains soutiennent le manque d’équipement des diverses unités spécialisées de la PNH ; cependant, d’autres estiment que ces dernières sont mieux formées que les assaillants qui ne cessent de les tourner en ridicule faute de réponses concrètes. Si nombreux estiment que le Haut Commandement de l’institution policière est limité dans les actions qu’il voudrait entreprendre par le CSPN ; d’autres avouent que le manque de volonté de sévir embrasse toute la chaîne de commandements. Pour s’expliquer, ils prennent en compte le fait que la Police Nationale d’Haïti n’a jamais manifesté le moindre intérêt d’attaquer dans leur fiefs certains bandits notoires considérés comme des alliés du pouvoir.

Alors qu’une intervention d’une Mission Internationale de Soutien à la Sécurité devrait se faire dans les prochains mois, la PNH est appelée à jouer un rôle de premier plan. Devrait-on maintenir en poste son Directeur Général, Frantz Elbé pour relever les défis auxquels fait face l’institution policière ? Ou devrait-on remplacer le Haut Commandement pour une meilleure réponse à la situation sécuritaire qui sévit actuellement dans le pays ? Des questions dont chacun apporte ses suggestions. Cependant plus d’un estiment que le numéro Un de l’institution a échoué à la tête de la Police Nationale d’Haïti.

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