États-Unis : la Cour suprême révoque le droit à l’avortement, les États libres de l’interdire, les réactions pleuvent

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La Cour suprême des États-Unis a mis fin aux suspens ce vendredi. La plus haute instance judiciaire américaine a enterré l’arrêt Roe v. Wade qui, depuis près de 50 ans, consacrait le droit des américaines à avorter. Désormais, les États sont libres d’en décider.

La Cour suprême des États-Unis révoque le droit à l’avortement /cp: AFP

La nouvelle à l’effet d’une bombe. Le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) a été banni. Les réactions n’ont pas tardé à arriver après cette décision de la Cour suprême .

C’est un « triste jour » pour l’Amérique, a fait savoir le président Joe Biden. La santé et la vie des femmes des États-Unis sont maintenant en danger », a-t-il déclaré.

Il affirme que son gouvernement va continuer à défendre le droit à l’avortement. Aussi appelle t-il les américains à participer aux élections de novembre pour garantir une majorité au Congrès.

Pour l’ancien président Barack Obama la Cour suprême a « attaqué les libertés fondamentales de millions d’Américaines ». Elle a non seulement renversé près de 50 ans de précédent historique, elle laisse également au bon vouloir des politiciens et idéologues la décision la plus personnelle qui soit, a-t-il tweeté.

De son côté, le premier ministre Canadien Justin Trudeau juge «horrible» la décision de la Cour suprême.

«Les nouvelles en provenance des États-Unis sont horribles. Mon cœur va aux millions de femmes américaines qui sont maintenant sur le point de perdre leur droit légal à l’avortement», a lâché le dirigeant Canadien. «Aucun gouvernement, politicien ou homme ne devrait dire à une femme ce qu’elle peut et ne peut pas faire de son corps», poursuit-il.

«L’avortement est un droit fondamental pour toutes les femmes. Il faut le protéger. J’exprime ma solidarité avec les femmes dont les libertés sont aujourd’hui remises en cause par la Cour suprême des États-Unis d’Amérique», a réagi pour sa part le président français Emmanuel Macron.

La haute-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet abonde dans le même sens, pour elle cette décision est coup dur pour les droits des femmes.
«La fin du droit constitutionnel d’avorter aux États-Unis est un « coup dur pour les droits des femmes », a-t-elle martelé.

Cependant, si pour certains la Cour suprême a mal tranché, pour d’autres c’est le contraire. C’est le cas pour l’ancien président Donald Trump. «L’annulation du droit à l’avortement décidée vendredi par la Cour suprême des États-Unis répond à la «volonté de Dieu», a déclaré l’ancien président américain, rapporte RFI.

Interrogé par la chaîne Fox News sur son propre rôle, pour avoir nommé trois juges et fait ainsi franchement basculer la majorité de la haute juridiction dans le camp conservateur, le milliardaire républicain a répondu: «C’est la volonté de Dieu». La décision «suit la Constitution», et «ramène tout au niveau des États, ce qui aurait toujours dû être le cas», a-t-il ajouté. (RFI)

Il faut souligner que le Missouri a déjà emboîté le pas. Il devient le premier État des États-Unis à supprimer totalement l’avortement après la décision de la Cour suprême. Pour le ministre de la justice de cet Etat, Eric Schmitt « c’est une journée monumentale pour le caractère sacré de la vie». Plusieurs autres Etats se préparent déjà à bannir l’IVG. D’autres plus modérés vont donner le feu vert jusqu’au sixième semaines de la grossesse.

Parallèlement, trois Etats dont Californie, Oregon et Washington ont annoncé qu’ils s’engageaient ensemble à défendre le droit à l’avortement.

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