Fin des pourparlers à Washington sur la planification de la venue de la mission multinationale en Haïti

Fin des pourparlers à Washington sur la planification de la venue de la mission multinationale en Haïti

La rencontre de planification de la venue de la Mission Multinationales d’Appui à la Sécurité (MMAS), à Washington, aux États-Unis, s’est achevée ce mercredi. Les parties engagées dans les discussions ont fixé une date limite pour l’arrivée en Haïti de la force multinationale.

Comme l’avait exigé la Cour Constitutionnelle du Kenya, les gouvernements haïtien et Kenyan trouvent des solutions conformes aux législations des deux pays afin de faciliter le déploiement de la MMS sur le territoire national. C’est la raison pour laquelle depuis lundi 12 février dernier jusqu’à aujourd’hui, des séances de travail ont eu lieu à Washington entre les autorités des deux nations concernées afin qu’un protocole d’accord soit signé. Ce qui ferait que le déploiement de la force ne soit plus bloqué au niveau de la justice kényane.

En effet, depuis que le pays d’Afrique de l’est avait décidé de prendre le leadership de la Mission de Soutien à la Sécurité, approuvée par les Nations Unies, celle-ci a fait face à plusieurs défis majeurs dont une suspension actuelle par la plus haute instance judiciaire kényane.

Afin de trouver un terrain d’entente, les délégations des deux pays ainsi que des responsables américains dont le Sous Secrétaire d’Etat Brian Nicholls, les Assistants Sous Secrétaires d’Etat Barbara Feinstein, Todd Robinson ont travaillé sur l’élaboration du document du protocole d’accord.

Au cours de la rencontre de clôture, ce mercredi, les deux délégations ont eu des discussions intenses afin de le rendre conforme aux législations des deux pays. Une rencontre est donc fixée en début de la semaine prochaine pour les dernières décisions ainsi que la signature du document exigé par la Cour Constitutionnelle du Kenya.

Parallèlement, d’autres sujets ont été abordés notamment le concept d’opération de la mission, la logistique, la conformité, la surveillance, les équipments qui seront nécessaires et les questions portant sur les droits humains.

À noter que la délégation haïtienne, dirigée par la ministre a.i de la Justice et de la Sécurité publique, Emmelie Prophète Milcé, était composée du Directeur Général de la Police Nationale d’Haiti, Frantz Elbé, des Inspecteurs Généraux Frédéric Leconte, Jackson Hilaire, Francène Moreau. Quant à la délégation kényane, celle-ci était composée de 14 représentants du gouvernement et elle était dirigée par le Deputy national security adviser, M. Joseph Boinnet.

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