Flash: Bloqué à l’étranger, la Maison Blanche réclame la démission du Premier Ministre Ariel Henry

Flash: Bloqué à l’étranger, la Maison Blanche réclame la démission du Premier Ministre Ariel Henry

Le Département d’Etat américain demande au Premier Ministre de facto Ariel Henry de démissionner et d’accepter un nouveau gouvernement de transition. Bloqué en terre étrangère à cause des violences perpétrées par les gangs armés dans la région métropolitaine, le locataire de la Primature fait actuellement face aux pressions de la Maison Blanche et d’autres pays membres de la CARICOM qui l’exigent à tirer sa révérence.

Les heures sont comptées désormais pour le Chef du gouvernement décrié Ariel Henry et il faut bien le souligner. Alors que ce dernier se trouve mal embarqué dans son projet de retour dans le pays, les chances pour qu’il reste au pouvoir s’amincissent à mesure que les minutes passent. Pendant que le neurochirurgien multiplie vainement les tentatives pouvant lui permettre à finalement déposé sa malle dans la capitale haïtienne, des dispositions sont déjà prises par les États-Unis et d’autres pays de la Communauté Caribéenne pour forcer son départ anticipé.

Si l’administration Biden appuyait le gouvernement impopulaire et comptait bien sur ce dernier pour organiser les élections dans le pays afin de rétablir l’ordre démocratique, désormais celle-ci semble opter pour une transition politique et fait même déjà appel aux propositions des acteurs politiques haïtiens.

Selon Miami Herald, pendant que le numéro un du gouvernement impopulaire négocie son retour furtif dans la capitale haïtienne prise d’assaut par les individus armés criminels, des discussions ont déjà été entamées entre des acteurs internationaux pour forcer le Premier Ministre de facto à démissionner.

D’après le média floridien, pendant que le locataire de la Primature attendait l’autorisation de débarquer, plusieurs dirigeants de la Communauté des Caraïbes et trois anciens premiers ministres ont rencontré via Zoom sept dirigeants de l’opposition en Haïti. Au cours des appels, la Première Ministre de la Barbade, Mia Motley avait demandé à ces acteurs politiques haïtiens non identifiés de présenter leur plan pour une sortie urgente de la crise actuelle.

Toujours selon le journal, lors d’un appel à 18 heures, mardi, avec des membres du secteur privé, la démission d’Henry a été évoquée, ont déclaré deux personnes au courant des discussions, bien que suscitant des réactions mitigées.

Pour l’heure, d’après les informations disponibles, on peut conclure qu’une réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies est prévue ce mercredi. Elle se tiendra à huit clos et les discussions seront centrées sur la crise haïtienne. D’un autre côté, pendant qu’Ariel Henry est convoqué à une rencontre en terre jamaïcaine, toujours ce mercredi, où il doit se rendre par ses propres moyens financiers, les dirigeants de la CARICOM vont lui demander de démissionner via un message enregistré et annoncer un nouveau gouvernement.

Il faut rappeler qu’après les autorités dominicaines avaient refusé catégoriquement l’atterrissage de son avion en plein vol sur leur territoire, le Premier Ministre décrié a été contraint d’atterrir à San Juan, capitale du Porto Rico où il se trouve actuellement.

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