Gressier : plus de 4000 déplacés à la suite des violences des gangs

Gressier : plus de 4000 déplacés à la suite des violences des gangs

Plus de 4 000 personnes ont été contraintes d’abandonner leurs domiciles après l’attaque armée perpétrée par les gangs criminels à Gressier, dans la nuit du 10 au 11 mai 2024, selon l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).

Les violences des gangs armés à Port-au-Prince et ses environs poussent davantage de personnes à se réfugier dans des régions plus éloignées de la capitale. Pendant que des personnes laissent la région métropolitaine, ces derniers mois, en raison de l’escalade des violences, des communes éloignées comme Gressier n’en sont pas exemptées elles-mêmes.

D’ailleurs, l’attaque armée survenue contre le commissariat de Police de cette commune dans la nuit du 10 au 11 mai dernier le confirme. Ce qui pousse la population civile, prise de panique, à quitter cette zone.

Quatre mille quatre cents soixante-trois (4 463), c’est le nombre exacte de personnes qui ont fui leurs domiciles à la suite des violences perpétrées par les gangs armés criminels dans la commune, située à l’entrée Sud de Port-au-Prince, d’après les chiffres avancés par l’Organisation Internationale pour la Migration.

Selon l’organisme des Nations Unies qui prend en charge la migration, 92% des déplacés se sont réfugiés dans d’autres communes du département de l’Ouest, 4% sont partis dans les Nippes et 3% dans le département du Sud.

Toujours d’après l’OIM, 73% des personnes membres de la population civile de Gressier, déplacées à cause des attaques, ont rejoint des familles d’accueil ; tandis que 27 % sont allées augmenter le nombre de personnes dans les centres d’hébergements provisoires dans la capitale.

Il faut rappeler que les membres du Conseil Présidentiel de transition avaient donné des instructions aux autorités de la Police Nationale d’Haïti pour reprendre au plus vite le contrôle de cette commune devenue la cible des bandits.

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