Haïti: Baisse apparente des cas de kidnapping

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Les cas de kidnapping connaissent une baisse apparente ces derniers jours à Port-au-Prince et dans d’autres contrées du pays. Cependant, selon des témoignages, il n’y a rien de tout cela. Les malfrats continuent de faire leurs sales besognes.

Kidnapping en Haïti
Baisse apparente des cas de kidnapping en Haïti

 » Pour comprendre le phénomène du kidnapping dans le pays, c’est à la Direction Centrale de la Police Judiciaire qu’il faut se rendre pendant une journée. Nous recevons toujours des plaintes des proches de personnes enlevées pour lesquelles les malfrats exigent de fortes sommes d’argent », a expliqué une source policière contactée par Presslakay.

 » Assez souvent, les proches des familles enlevées préfèrent régler l’affaire avec les kidnappeurs même s’ils ont porté plainte à la DCPJ. Quant à nous, lorsque nous recevons les plaintes s’il s’agit d’une zone où on peut effectuer une opération policière on le fait mais dans d’autres cas les otages sont relâchés après le paiement de rançons », ajoute la source.

« La semaine écoulée la police a liberé au moins trois personnes qui étaient enlevées où les kidnappeurs exigeaient que les dossiers ne soient pas sortis dans l’opinion de peur qu’ils n’exécutent les otages. C’est pourquoi les gens gardent leurs dossiers secrets et ne divulguent sur les médias en vue de protéger les otages », a t-elle expliqué.

« Ma famille a déjà payé plus d’un million de gourdes, ils veulent plus »

« Ma famille a déjà payé plus d’un million de gourdes, les kidnappeurs exigent beaucoup plus », a lâché un citoyen qui a son petit frère qui a été enlevé par un groupe de gangs dont il ignore pour l’heure le nom. Malgré le versement de cette somme, les kidnappeurs n’ont pas libéré le frère sous prétexte que la famille peut donner encore plus.

 » Nous avions répondu à toutes les exigences faites par les messieurs. Ils nous demandent d’attendre encore. Ce n’est que hier, malgré deux versements déjà octroyés, ils réclament une troisième rançon en échange de la libération du jeune homme », se désole t-il.

Nous avions déjà fait tout ce dont nous étions capables. S’ils continuent d’exiger encore après le troisième versement, je suis sûr qu’on ne pourra pas, ajoute t-il regrettant que sa famille n’a pas de rein pour supporter un tel sort.

La réalité dans les lieux de séquestration

Dans certains lieux de séquestration d’otages, il ne manque jamais de personnes, raconte Jasmin (nom d’emprunt) lui qui a vécu l’enfer chez les hommes de 5 segond.

Ce dernier qui vient à peine de recouvrir sa liberté raconte qu’ils étaient plus qu’une dizaine à être entassée dans une chambre. « J’ai passé environ un mois là-bas malgré que la rançon exigée avait été payée depuis la deuxième semaine après l’enlèvement », détaille t-il.

La situation n’est pas différente pour de nombreux autres personnes enlevées à Port- au- Prince, selon des témoignages de proches de personnes enlevées.

Aujourd’hui plusieurs raisons (justifient) le fait pour les kidnappeurs de ne pas laisser filer les personnes enlevées le même jour du paiement de la rançon exigée. Ça peut aller jusqu’à une semaine après. La cause? Souvent les sommes versées sont disparues quelques minutes après ( mystique), avait fait savoir un chef de gang à un proche d’une personne enlevée en marge de négociation pour la libération de l’otage.

En attendant le rapport pour le prochain trimestre des organisations de droits de l’homme, dont le Centre d’analyse en droit de l’homme, il faut donc se méfier de cette baisse apparente des cas de kidnapping dans le pays.

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