Haïti-Bavures policières: un journaliste haïtien sur le point de perdre un œil

0 223

Les actes de brutalité policière sont très courants dans le pays. Les journalistes ne sont pas exempts. Si Romelson Vilcin a été tué le 6 novembre 2022 par un policier, un autre journaliste qui a été gazé le lundi 31 octobre 2022 par la police est sur le point de perdre un œil.

Angélot Généus, Journaliste
Angélot Généus, Journaliste

Lors d’une manifestation devant les locaux du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, à Lalue, des agents de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre ont tiré à balles réelles et fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires qui manifestaient pacifiquement. Et, parmi les victimes de cette intervention brutale figure le journaliste Angelot Généus.

Ce dernier selon ses confrères de l’association des médias en ligne, a été touché à l’œil gauche par une grenade lacrymogène. Le reporter de RCH 2000 a été transporté d’urgence à l’hôpital. Après les diagnostics, le médecin soignant estime qu’il doit se faire opérer en urgence.

Selon le professionnel de la santé, le journaliste risque d’être éborgné si cette intervention chirurgicale n’est pas lieu dans le temps imparti.

Angelot Généus oublié par sa station

Selon les informations dont nous disposons le journaliste fait cavalier seul. La station pour laquelle il travaille n’a rien fait pour aider le jeune journaliste à se faire soigner. Les démarches réalisées auprès de la station sont révélées vaines alors que la situation du journaliste s’est détériorée.

« Lâché par son employeur, selon des informations recueillies par le CMEL, le journaliste Angelot Généus se trouve, pour le moment, en grande difficulté pour payer le montant vital pour couvrir l’opération dont nécessite son cas », a écrit le collectif des médias en ligne dans une note de presse publiée le 18 novembre 2022.

Le journaliste est en difficulté et a besoin du support de ses confrères, alertent des responsables du CMEL qui font part de leurs inquiétudes pour la vision du confrère.

Le temps de finir avec la brutalité policière envers les travailleurs de la presse

En Haïti les travailleurs de la presse et les policiers ne s’accordent pas. En période de manifestation de rues, les policiers sont souvent reprochés d’être violents vis-à-vis des journalistes qui font leur travail. Et le cas de Romelson Vilcin et l’arrestation de Robest Dimanche le 6 novembre dernier peuvent en dire long.

Inquiet face à cette énième bavure policière envers les journalistes, le Collectif des Médias en Ligne rappelle aux policiers bourreaux que les droits à la vie, à la sécurité ainsi que la liberté de la presse, d’information sont des acquis démocratiques.

Ainsi, les journalistes appellent la Police Nationale d’Haïti à mettre un terme à ce comportement inacceptable envers les travailleurs de la presse.

Dans la même lignée, ils exigent les résultats de l’enquête sur l’assassinat du journaliste Romelson Vilcin tué à l’intérieur d’un commissariat de police.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :