Haïti-Crise: les Bottes bientôt dans nos murs

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Face à la persistance de la crise, le gouvernement haïtien entend faire revenir les bottes sur le sol national. Ainsi, la demande formelle a été formulée. Il s’agit d’une demande d’intervention militaire. La résolution adoptée en conseil des ministres, autorisant le premier ministre Ariel Henry à solliciter cette intervention a été publiée le 7 octobre 2022.

Le gouvernement haïtien sollicite une intervention militaire dans le pays

Malgré la faillite des différentes missions onusiennes en Haïti, le gouvernement face à une crise qu’il à lui-même occasionné avec l’augmentation des prix du carburant, sollicite le support de l’International. Il s’agit d’une demande d’assistance militaire pour faire face à cette crise humanitaire liée surtout au blocage du terminal Varreux.

Selon cette demande, une mission devrait intervenir aussi vite pour aider a rémédier à la situation que les acteurs politiques et économiques ont créé en donnant des armes de grands calibres à des jeunes pour assurer leur pouvoir ( plusieurs rapport en parlent). Donc, après la MINUSTAH le pays n’a pas tiré les leçons suffisantes pour éviter une deuxième occupation en moins de 10 ans.

Et face à cette impuissance affichée par le gouvernement qui, il y a une semaine, avait laissé entendre que tout était sous contrôle, des acteurs politiques se déchaînent. Certains ne voient pas de bon œil le retour d’une force militaire dans le pays. Parmi eux le président élu de l’accord Montana.

Fritz Alphonse Jean parle de « Honte Nationale »

Pour le président élu de l’accord Montana, il s’agit d’une honte nationale, le fait pour le gouvernement en place de solliciter une assistance militaire auprès de la communauté Internationale. L’ancien gouverneur de la Banque Centrale dit se rappeler des années 1915, 1994 et 2024 où le pays a fait de mauvais expériences avec les Bottes.

Si en arrivant ils ont fait la promesse de transformer le visage du pays en nous donnant de la démocratie, en quittant, le pays était dans un état lamentable avec des institutions incapables de répondre à leurs responsabilités. Fritz Alphonse Jean dit croire que c’est la classe politique qui devrait s’entendre à ce carrefour.

S’entendre pour trouver, selon lui, un consensus pour ôter le pays de la situation lamentable où il se trouve. Fritz Jean qui qualifie de honte nationale cette demande du gouvernement pense qu’à ce carrefour historique les élites de ce pays devraient faire un dépassement pour sauver le pays de cet affront.

Cependant, selon certains autres, peut-être plus réaliste, la situation du pays dépasse la police qui est déjà en manque d’équipements face à des bandits souvent mieux équipés.

Les mauvais souvenirs laissés par la MINUSTAH hantent encore les esprits

La Mission des Nations- Unies arrivée en Haïti en 2004, a terminé son mandat le 15 octobre 2017. S’il est vrai que le pays a connu un certain calme durant cette période avec la présence des troupes onusiennes, les soldats ont laissé un héritage dans le mauvais sens du terme avec des conséquences irréparables.

D’abord, les soldats Népalais ont laissé le choléra qui avait fait déjà des milliers de morts et qui aujourd’hui encore, refait surface et commence à mettre certains coins de Cité Soleil à ses pieds.

Ils ont violé de jeunes garçons, des femmes et laissé des enfants qui vivent aujourd’hui en dehors de toute paternité responsable. En dépit des démarches entreprises en ce sens les enfants n’ont pas eu gain de cause auprès des Nations-Unies.

En tout cas, entre tout est sous contrôle et la demande d’urgence d’une assistance militaire, le gouvernement patauge dans l’incohérence la plus totale.

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