Haiti-Crise : « Nou Konsyan » appelle les organisations politiques et de la société civile à bouder toute rencontre avec la mission de médiation de l’OEA.

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Ce mercredi 12 mai 2021, le conseil permanent de l’OEA, à travers une réunion virtuelle aura à statuer sur la composition et l’envoi d’une mission en Haïti dont l’objectif sera d’assurer la médiation en vue de faciliter la tenue d’un dialogue entre les protagonistes de la crise qui secoue le pays. À cet effet, « Nou Konsyan », une structure de petrochallenger alerte l’opinion publique sur l’arrivée de cette mission et appelle les organisations politiques et la société civile à bouder toute rencontre avec la mission. Cette structure de la société civile justifie sa position par rapport au comportement du secrétaire général de L’OEA, Luis Almagro, dans le dossier d’Haïti, en référence à ces déclarations affirmant que le mandat du président de facto Jovenel Moïse prendra fin le 7 février 2022.

Communiqué de presse

Port – au – prince, le 11 – 05 – 2021

Note de presse de « Nou Konsyan » à l’intention de l’opinion publique nationale et internationale sur l’arrivée imminente d’une mission spéciale de médiation de l’OEA en Haïti.

Face à l’état de pourrissement de la crise en Haïti et comme le préconise Juan Gabriel Valdès : « seul un gouvernement de transition légitime et populaire peut réaliser des élections et contrôler la violence ». De plus, le 26 avril 2021, 68 congressmen ont adressé une lettre au secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, pour lui exhorter à «écouter la voix de la société civile haïtienne et des organisations de base, qui ont clairement indiqué qu’aucune élection sous l’administration actuelle en Haïti ne sera libre, équitable et crédible. Le département d’Etat devrait soutenir un processus de changement dirigé par Haïti ».

Nou Konsyan profite de cette occasion pour rappeler à l’opinion publique nationale qu’internationale qu’Haïti est membre fondateur de l’OEA depuis 1948 et cette organisation s’est donnée, entre autres, pour mission la défense de la démocratie et les droits de l’homme. Louis Amalgro, déception pour le gouvernement de Moujica qu’il faisait parti entre 2010 et 2015, actuel secrétaire général de l’OEA, n’a jamais pipé mot malgré les cas de violation flagrante des droits de l’homme en Haïti, des massacres et la dictature qui s’installe en grande pompe.

Cependant, sans aucune réserve, contrairement à ce que dit la constitution haïtienne, il s’est aligné au coté de Jovenel en déclarant que le mandat de ce dernier arrive à terme le 7 février 2022. Il faut reconnaitre qu’Almalgro ne pouvait dire autrement. Tout le monde sait qu’il est à la solde de l’administration américaine. Pour bien le comprendre, on n’a qu’à suivre son comportement dans différentes crises aux vénézuela, en Bolivie, au chili, au Brésil etc.

Sous la demande d’un pouvoir de facto, illégal, dictatorial et illégitime, l’OEA dirigée par Mr Louis Almagro décide d’envoyer une mission spéciale en Haïti pour assurer la médiation dans une crise qui n’aura pas de solution avec la présence de Jovenel Moise au pouvoir. Dans une telle situation « Nou Konsyan » comme structure de petrochallenger de la société civile en Haïti s’empresse de crier au scandale et conseille à toutes les organisations conséquentes à la fois politique et de la société civile à bouder toute éventuelle rencontre avec toute mission de médiation de l’OEA. Une telle position est justifiée par le fait que l’OEA n’avait pas à se prononcer sur la date de fin mandat de Jovenel Moise.

Cependant, tout désir de l’OEA à vouloir jouer un quelconque rôle de médiateur dans la crise haïtienne implique avant tout le retrait des récentes déclarations de son secrétaire générale, Mr Luis Almagro, tendant à donner une fausse interprétation à l’article 134.2 de la constitution haïtienne en vigueur. Le retrait des déclarations du secrétaire générale serait un signe d’impartialité et mettrait les parties en confiance.

Dans sa lutte pour le bien-être, le peuple exige le départ immédiat de Jovenel puisque son mandat a pris fin depuis le 7 février 2021 et l’établissement à la tête du pays d’une ‘’Transition de rupture’’. Seule dans une ‘’Transition de rupture et refondatrice’’ qu’on pourra avoir des élections libres, justes et transparentes, la réalisation du procès petrocaribe et des différents massacres perpétrés dans des quartiers populaires.

Pour finir, Nou Konsyan croit qu’aucune force extérieure ne peut travailler au profit du bonheur du peuple haïtien. Seule une mobilisation permanente dans laquelle est impliquée toutes les couches sociales victimes des mauvaises politiques du pouvoir des ‘’ Tèt kale ‘’ peut nous amener vers un autre pays.

Pour authentification.

Prof, Ebens CADET
Economiste, Pilate VOLTAIRE
Ernst VILSAINT, Pharmacien

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