Haïti-Crise politique/ Dialogue : des acteurs politiques plus que jamais proches du but

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« Pour la crise haïtienne, il faut des solutions haïtiennes ». C’est la position exprimée par les différents émissaires qui ont visité le pays notamment l’officiel américain Brian Nichols. Depuis quelques jours, des partis politiques se rencontrent en vue de trouver une alternative à la crise politique. D’autres partis commencent à comprendre la nécessité d’un dialogue à l’exception des fils de Dessalines.

Agence presslakay
Agence presslakay

La première initiative était l’œuvre des acteurs politiques regroupés au sein de PEN Modifié, le Groupe de Concertation politique, l’Accord Unitaire d’Haïti entre autres. Ils ont annoncé la signature d’une déclaration conjointe et appellent d’autres acteurs à les rejoindre pour sortir le pays de la crise.

Dans un document rendu public, ces derniers se disent préoccupés par la dégradation accélérée de la situation et les conséquences qui en découlent. Ils évoquent la crise du carburant, le problème de la cherté de la vie, les écoles qui sont dans l’impossibilité de reprendre le travail en dépit des appels lancés par les acteurs du système et les parents.

Ils se disent déterminés à travailler rapidement dans un élan patriotique pour une résolution à la crise et interpelle la conscience citoyenne de chaque acteur afin de relancer le dialogue inter haïtien. Dans l’opinion, ils sont accusés de faire le travail d’Ariel Henry et l’équipe gouvernementale.

Une opinion rejetée par l’ancien sénateur Jean Renel Senatus qui croit que l’heure est arrivée pour que les acteurs politiques haïtiens comprennent la dimension de la crise à laquelle fait face le pays. Il se dit prêt à avancer malgré les critiques, lors d’une intervention sur la radio Galaxie.

D’autres partis rejoignent la cause du dialogue inter haïtien

Mis à part les partis cités plus haut, d’autres regroupements politiques annoncent aussi leur envie de rejoindre le dialogue annoncé pour sortir le pays de l’impasse. Ainsi, le parti Renmen Ayiti et d’autres partis, regroupement de partis et hommes politiques ont pris part à l’initiative.

Ils se sont tous mis d’accord sur la nécessité de diloguer pour une issue à la crise qui secoue le pays dans sa totalité.

Ainsi, consternés par l’effondrement de l’État qui ne peut que constater l’effondrement des institutions régaliennes et la paralysie des activités dont les écoles. Ils se disent engagés dans la voie du dialogue.

Ils croient que le dialogue est la seule voie pouvant permettre de s’attaquer aux problèmes de l’insécurité, la cherté de la vie et l’organisation des élections.

Dialogue politique sans Jean Charles Moïse

Jean Charles Moïse veut être cohérent avec sa position. Pas de dialogue possible avec Ariel Henry. Donc pour lui et le parti Pitit Dessalines, Ariel Henry doit partir pour le remplacer par son Conseil de Transition.

Le leader de Pitit Dessalines qui a déjà présenté une proposition pour remplacer Ariel Henry annonce la poursuite de la mobilisation pour forcer l’équipe en place à laisser sa place à une nouvelle équipe capable de faire fonctionner le pays.

Toujours très critiqué pour ses positions extrémistes, Jean Charles Moïse n’en démord pas. Il promet d’aller jusqu’au bout pour faire échec au plan de l’équipe gouvernementale. Mais, Pitit Dessalines risque de faire cavalier seul, car la tendance est au dialogue.

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