Haïti-Crise Politique: vers un pays sans dirigeants élus

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Le pays va connaître, à partir du deuxième lundi 2023, un moment de plus en plus sombre de son histoire récente. Haïti n’aura donc le lundi 9 janvier aucun élu, aucun dirigeant constitutionnel avec la fin du mandat des dix sénateurs de la république. Le dernier tiers du sénat n’existera plus. Donc l’absence totale d’un des trois pouvoirs constituants le socle de la démocratie.

Sénat Haitien
Le Sénat Haitien

Même si les plus critiques pourraient mettre en question l’importance de ces dix parlementaires qui ne peuvent pas organiser des séances faute de la quantité nécessaire ( le quorum) mais ils étaient là comme les représentants d’un pouvoir public.

Comme avec Jovenel Moïse, les dirigeants n’ont pas réalisé d’élections pour renouveler le personnel politique notamment le parlement. Au deuxième lundi de janvier, le pays perdra un mal (nécessaire). Car même s’ils ne font rien en leur qualité de parlementaires, certains ont fait montre de la volonté, de respect pour leur tâche.

Des parlementaires sans bilan

En guise de bilan pour ces dix sénateurs, il faut souligner qu’il y en a deux qui sont sanctionnés pour financement de gangs dans le pays et trafic de stupéfiant. D’abord le président du tiers Sénat Joseph Lambert doublement sanctionné par les Etats-Unis et le canada tout comme Rony Célestin un autre des dix qui est sous les sanctions canadiennes et américaines.

Mais pas uniquement ça, car dans leur mission de légifération et de contrôle de l’action gouvernementale ils sont passés à côté. Devenant tiers, ils n’ont pu convoquer aucun ministre puisque le gouvernement n’avait pas bénéficié le vote du parlement.

Le cas du professeur Patrice Dumont interpelle. Car étant homme du sport et du football en particulier, il avait promis un stade au pays. Mais jusqu’à la fin de son mandat, il n’a même pas déposé un bloc. Il dira peut-être que la construction du stade n’entre pas dans le cadre de sa mission.

La 51e Législature doit encore attendre

La cinquante-et-unième (51e) législature devrait faire son entrée depuis environ deux ans. Mais faute d’élections, elle n’a pas pu le faire. Une situation qui est dûe au fait que le contexte politique dans lequel le pays évolue n’est pas favorable.

Pour y arriver, il faudra d’abord trouver un consensus pour la mise en place du conseil électoral provisoire qui devrait planifier les prochaines compétitions électorales dans le pays.

Et là encore, avec Ariel Henry au pouvoir, de nombreux acteurs politiques et de partis ne pensent pas à aller dans des compétitions électorales, vu son implication présumée dans l’assassinat de Jovenel Moïse, c’est la position exprimée par le parti Pitit Dessalines entre autres.

Selon nos informations, l’arrêté nommant les membres du Haut Conseil de Transition devrait être publié bientôt au journal le moniteur. Ariel Henry en avait fait l’annonce. Cet instrument devrait être suivi de la mise en place d’un gouvernement remanié.

Mais l’élément le plus attendu est l’arrivée de la force multinationale annoncée. Sans cette force, le pays ne pourra pas organiser des élections en raison de l’incapacité de la PNH à pacifier le territoire.

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