Haïti: de nouvelles victimes dans les rangs de la Police Nationale d’Haïti

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Une nouvelle gifle pour la Police Nationale d’Haïti. Trois agents de l’institution ont été tués à Laboule ce mardi 13 septembre 2022. Le groupe gang de Laboule 12 dénommé « Ti makak » mis en cause.

Déjà en nombre insuffisant, la Police Nationale continue de compter des morts en son sein. Les policiers Patrick Octa (25ème) Rolny Destiné (28ème) et Abdias (29ème) ont été tués et l’institution n’a pas pu récupérer les cadavres des victimes tués puis humiliés.

Leurs cadavres ont non seulement été gardés par le groupe armé mais dans une vidéo, ils ont pris les armes des policiers et les ont déposé sur leurs corps en leur lançant des propos malsains. Ils les accusent de faire le travail d’un certain « Toto » qui n’est pas en odeur de sainteté avec ce groupe de gang qui a le contrôle de Laboule 12.

Ce même groupe de gang dénommé Ti Makak qui est à l’origine de ce nouveau drame, était également accusé dans l’assassinat de deux journalistes au premier trimestre de l’année. Ils sont aussi accusés dans l’assassinat de l’ancien sénateur Yvon Buissereth.

Les événements du 12 mars 2021 à Village de Dieu une première séquelle

De nombreux événements ont déjà émaillé le passé proche de la Police Nationale d’Haïti. C’est le cas de l’événement du 12 mars 2021 lors de l’opération à Village de Dieu débouché sur le meurtre de plusieurs agents de la Swat Team. Ces derniers ont été pris dans le piège des hommes armés du gang « 5 secondes ».

Mais malgré cette opération catastrophique, la Police n’a toujours pas le contrôle de la zone. Si le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti d’alors Léon Charles avait promis d’aller récupérer les corps de ces policiers victimes, jusqu’à son départ de la tête de la PNH, il n’a pas pu honorer cette promesse.

Et celui qui est venu après Léon Charles, Frantz Elbé n’a pas non plus réparer cet affront. Et ce qui laisse planer le doute sur la capacité ou la volonté de l’institution à mettre de l’ordre dans certains quartiers du pays qui sont au contrôle des groupes armés.

La police doit se préparer au pire si rien n’est fait

On avait reproché à la Police Nationale d’avoir négocié le char blindé à l’époque des événements du 12 mars 2021. « Ils ont négocié pour récupérer le char blindé mais oubliant les corps de ces policiers qui étaient aux mains des bandits », disaient des citoyens. Les malfrats avaient même annoncé avoir chanté les funérailles des policiers tués.

Si rien n’est fait dans les prochains jours, il n’y aura pas uniquement les événements du 12 mars et ceux du 13 septembre, d’autres dates viendront. La police est donc prévenue.

Qu’est ce qui a empêché à la police d’opérer à laboule après l’assassinat des deux jeunes journalistes dans la zone ?

Pourquoi il n’y a pas une opération musclée après l’exécution de l’ancien sénateur Yvon Buissereth?

Combien de membres du gang Ti Makak ont été arrêtés à la suite de l’événement ?

Autant de questions pour lesquelles la PNH doit trouver réponse si elle ne veut se donner de nouvelles gifles.

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