Haïti: Entre la nécessité d’une intervention militaire et le nationalisme de certains acteurs

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La demande d’assistance militaire faite par le gouvernement en place continue de faire des débats au sein de la société haïtienne. Si le pouvoir en place ne fait pas cavalier seul, des acteurs nationalistes critiquent et s’oppose à toute intervention militaire dans le pays.

Ceux qui appuient le gouvernement dans sa démarche expliquent que l’heure est grave et que le gouvernement est dépassé par les événements. Il faut donc une force militaire pour aider à reprendre le contrôle du pays qui est depuis quelques temps aux mains des groupes armés avec une police qui fait des coups.

Lors d’un sondage d’opinions réalisée par un média de la capitale plus de 80% de ceux qui ont pris part à cette activité se montrent favorables pour l’arrivée d’une force militaire. Non par le fait qu’ils veulent une intervention militaire mais par le fait que les autorités ont créé des monstres qu’ils ne peuvent contrôler.

Des Organisations de la société civile optent pour la force militaire. C’est le cas du Conseil National de la Société Civile Ayitienne qui traitent d’hypocrites ceux qui s’opposent à cette intervention comme quoi ils ne comprennent pas la gravité de la situation.

La classe politique tacle Ariel Henry

Les acteurs politiques presqu’unanimes pensent qu’une intervention militaire ne va pas arranger la situation actuelle du pays. Ces derniers veulent pour preuve les temps passés par la MINUSTAH de 2004 à 2017.

Ils reprochent à la Mission de n’avoir pas aidé à désarmer le pays. Mis à part cela, les autres missions qui sont venues après n’ont pas su aider à redynamiser la situation du pays.

Le Parti Unir Haiti, le RDNP, le parti EDE, l’OPL et le SDP branche Nènel Cassy entre autres dénoncent cette décision du gouvernement qui selon eux n’a pas le sens de l’histoire.

Tout comme le Tiers Sénat qui appelle Ariel Henry et son gouvernement à surseoir sur cette décision jugée illégale.

Entre le Nationalisme de certains acteurs et la situation actuelle qui dépasse la police ajoutée à la complicité de la communauté internationale, il faut faire un choix. Et pendant ce temps, le pays est bloqué depuis un mois avec le terminal Varreux pris en otage par le G9.

Les opérations menées par les forces de l’ordre depuis lors n’a donné aucun résultat. Les activités scolaires sont toujours paralysées, des scènes de pillages au quotidien, le pays est au bord de l’abîme.

Donc, il revient aux acteurs de faire un choix qui va dans le sens de l’intérêt collectif.

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