Haïti-Environnement: la Capitale haïtienne dance au rythme de l’insalubrité

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Les rues de la capitale haïtienne sont encore sous le joug de l’insalubrité. Le manque de volonté des agents exécutifs intérimaires, du Service National de Collecte de Résidus Solides (SNGRS) couplé avec leur manque de moyens compliquent la situation. Partout dans la capitale, les tas d’immondices servent d’adresse aux citoyens. Une réalité qui ne date pas d’hier.

La capitale haïtienne dance au rythme de l’insalubrité/ cp : internet

Un tas d’immondices jonchent le sol. À moins d’un à deux mètres, des marchandes s’installent. Elles étalent leurs produits. Des choux, des oignons, des carottes entre autres. Des flaques d’eaux stagnantes, une odeur pestilentielle monte au nez. Des va et vient constants. Chacun s’active dans le sens de ses besoins. On est au Marché de la Croix des Bossalles. Ce grand centre commercial où des centaines de marchands-es viennent écouler leurs produits.

 » Nous de notre part, nous faisons toujours de notre mieux pour garder l’espace propre mais il n’est pas facile vue le volume de déchets reçu par jour dans l’espace. Le marché ne dispose pas de moyens pour éliminer les déchets. Donc c’est la mairie qui a la responsabilité. Quand deux jours passent alors qu’aucune mesure n’est prise pour ramasser les déchets, il est plus que normal que la situation soit ainsi », a expliqué un responsable du marché.

Les déchets envahissent la zone métropolitaine de Port-au-Prince

Du centre Ville de Port-au-Prince en passant par Lalue à Pétion-Ville, les gens partagent leur quotidien avec les immondices. À Pétion-Ville, depuis quelques temps les citoyens partagent leur quotidien avec les déchets. La mairie qui a la responsabilité de ramasser les ordures est aux abonnés absents.

 » J’habite depuis quelques années à Pétion Ville. Je n’ai jamais vu la commune descendre aussi bas. La commune perd son vrai visage. Dans les différents coins de la ville des tas d’immondices jonchent le sol », dénonce Hecdiver Hector. La journaliste dit ne pas comprendre ce qui se passe au niveau de cette municipalité alors que la commune a les moyens pour faire fonctionner le service de voirie.

Si les commune de la zone métropolitaine de Port-au-Prince sont sales, Delmas gardent un certain standar témoignent des habitants.

Le SNGRS passe à côté de ses missions essentielles

Avec le SNGRS, Service National de Gestion de Résidus Solides, le gouvernement pensait avoir franchi un palier important dans le gestion des déchets. Les différentes missions conférées à cette nouvelles structures sont restées lettre morte. La mission du SNGRS englobe toutes les activités des secteurs tant publics que privés dans le domaine de gestion des déchets en encourageant des habitudes responsables des citoyens dans la protection de l’environnement, selon le décret créant le SNGRS.

Depuis sa création, cette structure passe de directeurs qui n’arrivent pas à livrer la marchandise. Des flottes de matériels en panne, des mouvements de grèves d’employés à répétition.

Installés le mardi 7 décembre 2021, Germain Paulémon et Max Alex Joseph, respectivement directeur général et directeur général adjoint du Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS) peinent à faire mieux que Magalie Habitant, Eudes Lajoie et Rony Duvelsaint leurs prédécesseurs à la tête de l’institution.

De la nécessité de mettre des entreprises spécialisées dans le recyclage

Les produits en styrofoam sont en grande partie des déchets qui envahissent nos rues ajouté aux sachets d’eau et les objets en plastic. Elles sont nombreuses, les personnes qui pensent que le recyclage des déchets pourrait aider dans la lutte contre l’insalubrité. Parmi elles Junior Espérance, ingénieur civil.

 » Si les autorités avaient une politique environnementale, elles auraient trouvé la formule pour endiguer le phénomène de l’insalubrité qui ronge le pays avec des conséquences sur la santé des citoyens. Une grande usine pour transformer les déchets en engrais pourrait bien aider », croit-il.

Jude Édouard Pierre de l’association des maires avait beaucoup insisté sur la nécessité de mettre en place d’entreprises spécialisées dans la transformation des déchets. Mais rien n’est fait en ce sens.

En attendant que la formule soit trouvée, les communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince tout comme certaines grandes villes de province poursuivent leur descente aux enfers.

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