Haïti-Insécurité: pas moins de 50 policiers tués de janvier à novembre

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Les policiers sont victimes du climat d’insécurité qui sévit dans le pays. Et selon des révélations du Syndicat National des Policiers Haïtiens, pas moins de 50 policiers ont été tués durant les 11 premiers mois de l’année soit de Janvier à date. L’assassinat de l’inspecteur divisionnaire Harington Rigaud est le dernier cas dont déplore ledit syndicat.

Le SYNAPOHA déplore et dénonce la passivité de l’État central ainsi que le Haut État -Major de la PNH qui n’ont mis en place aucun dispositif de sécurité pour avoir le contrôle de la zone, où siège l’Académie Nationale de Police, Ecole Nationale de Police (ENP) et Ecole de la Magistrature (EMA), considérée depuis quelques temps comme une zone rouge, dénonce t-il.

Pour sa part, la Direction Générale de la Police dans une note annonce qu’elle va tout faire pour punir les coupables de ce dernier crime mais oubliant l’enquête annoncée après l’assassinat de trois policiers dans le fief du gang dénommé Timakak, à Laboule.

« La Police Nationale a déjà mobilisé et mobilisera toutes ses resources nécessaires pour que cet acte ne reste pas impuni » peut-on lire dans une note de la direction générale l’Institution policière avec la signature de Frantz Elbé.

Pas même le résultat d’une enquête sur plusieurs dizaines annoncées

Il devient lassant en écoutant des responsables parler d’enquête en Haïti. La raison, dans presque tous les cas, selon les constats et les témoignages rien n’est fait après les annonces pour l’aboutissement des enquêtes si elles ont été amorcées effectivement.

Et plus proches de nous aucune avancées dans le dossier de l’assassinat du policier Evangelot Bac. Donc l’annonce de cette enquête sur l’assassinat de Harington Rigaud est-elle un moyen pour faire taire les proches du policier ?

Car jusqu’à date, les policiers victimes au Village de Dieu sont en attente de justice. L’ancien directeur général de la police Nationale à cette époque, Léon Charles avait promis de donner aux familles des policiers, les cadavres de ces agents tué lors de l’opération du 12 mars 2020. Jusqu’à son départ de la police rien n’a été fait en ce sens.

À quand la fin de cette hémorragie?

Les chiffres fournis par le Syndicat de la police inquiètent. Si un pays qui fait face déjà à un phénomène d’insécurité d’une t-elle envergure arrive à perdre aussi facilement un nombre important de policiers en 11 mois, il ne fait pas de doute que le nombre de simples citoyens tués sont de plus en plus enquiétants.

Le Syndicat dit penser que la direction générale pourrait envisager de moyens pour empêcher que les policiers ne soient victimes eux qui sont placés pour protéger.

Il souligne avoir déjà demandé qu’un autre regard soit apporté aux policiers qui travaillent dans des zones souvent qualifiées de zone Rouge mais rien n’a été fait pour stopper cette situation difficile pour les policiers.

Même si les policiers sont souvent reprochés d’avoir de mauvaises conduites dans les rues, où ils s’oublient dans leur téléphone notamment dans des patrouilles fixes, donnant de l’avantage aux ennemis, il est donc nécessaire de trouver un moyen pour qu’ils puissent travailler en toute quiétude.

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