Haïti-Insécurité: plus d’une trentaine de personnes assassinées en moins d’une semaine

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Le pays continue de compter des morts violents. En moins d’une semaine, pas moins d’une trentaine de personnes ont été assassinées. Les cas les plus cités sont ceux de Procy et de Jean Denis. Mais dans les deux cas, les autorités compétentes gardent encore le silence.

Agence presslakay
Agence presslakay

D’abord à Procy, section communale reculée de Carrefour mais limitrophe avec Fessard, contrôlé par le gang dénommé Timakak, 16 personnes sont assassinées. Il s’agit selon les premiers éléments d’information de nouveaux crimes commis par le gang dénommé Timakak.

Dans une vidéo devenant virale sur les réseaux sociaux, on peut voir une dizaine de personnes baignant dans leur sang. Elles ont entre autres à leur côté des paniers dans lesquels ils avaient placé leurs denrées agricoles qu’elles allaient vendre tôt au marché.

À Jean Denis une quinzaine de personnes assassinées

À Petite Rivière de l’Artibonite les civils armés qui avaient observé une pause se sont affrontés à la suite d’un conflit impliquant les civils armés de Savien et ceux de Jean Denis. Si dans un premier temps on évoquait 5 morts, le bilan est bien plus salé selon de sources locales.

Selon des informations relayées par le journal Le Nouvelliste, au moins 15 peronnes sont exécutées lors des affrontements armés entre ses gangs rivaux.

La majorité des personnes tuées sont de la population civile dont des commerçantes.

Il faut rappeler quelques semaines avant, une attaque contre le commissariat de Petite Rivière l’Artibonite avait fait au moins un mort par balles.

Le gouvernement n’a pas pipé mots

On reproche assez souvent au chef du gouvernement Ariel Henry d’avoir des messages de sympathies tout fait. Il n’aura donc qu’à changer la date.

Mais pour ces deux cas où plus d’une trentaine de personnes sont mortes. Aucune réaction de la part du chef du gouvernement.

Même du côté des organisations de défense des droits humains c’est le silence. Elles se livrent plutôt bataille sur le choix du représentant du secteur des droits humains au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.

Ces simples citoyens ont été assassinés juste par le fait que les autorités sont incapables d’assurer leur sécurité dans un pays occupé par des groupes criminels.

À quand les nouveaux crimes? Qui seront les prochains assassinés? Personne ne sait. Mais dans l’intervalle les civils armés continuent d’avoir devant eux un boulevard pour tuer en toute impunité.

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