Haïti: le football national meurt peu à peu sous le poids de l’insécurité

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L’insécurité qui bat son plein dans le pays et qui s’est amplifiée depuis plus d’un an, a des conséquences sur les activités sportives en Haïti et sur le football en particulier. Les sélections haïtiennes sont obligées de préparer les compétitions internationales en République Dominicaine. Les championnats de différentes divisions sont arrêtés. Le football meurt sous le poids de cette insécurité galopante.

L’insécurité tue le football en Haïti

Il est indéniablement vrai que le football est le sport roi en Haïti. C’est la discipline sportive qui réunit plus de citoyens derrière elle pour une même cause. Durant le Coronavirus, le championnat national a été momentané arrêté mais l’insécurité a mis un terme aux différentes compétitions sportives de la Fédération Haïtienne de Football et paralyse les activités des jeunes au Ranch de la Croix-des- Bouquets.

Nos voisins dominicains sont les grands bénéficiaires de cette situation. Les sélections nationales préparent leurs compétitions et reçoivent leurs matchs internationaux en République Dominicaine. C’est le cas pour les matchs à domicile dans le cadre de la Ligue des Nations de la CONCACAF des grenadiers.

Le Ranch de la Croix- des-Bouquets fermé

Le Ranch de la Croix-des- Bouquets est le grenier des talents pour le football haïtien. Elle a déjà donné Nérilia Mondesir, Melchie Dumornay qui brillent de mille feux en France dans la Ligue 1 Arkema. Mais depuis des mois, il est fermé pour cause d’insécurité, nous a témoigné un parent qui avait sa famille au ranch qui jouait pour Haïti dans la Catégorie U20.

« Dans un premier temps on m’avait renvoyé la joueuse vue que la zone où se situe le Ranch est aux mains des bandits. Lors des éliminatoires de la coupe du monde U20, elles ont été rappelées mais le rassemblement n’était pas fait au centre Fifa Goal, mais sur la route 9. Un espace plus sûr. Mais après l’éliminations des U20 féminines, elles ont été renvoyées vers leurs familles », nous confie le père de la jeune joueuse regrettant que sa fille qui faisait aussi ses études là-bas a perdu l’année scolaire.

C’est une situation aussi valable pour tous les jeunes qui se retrouvaient au centre Fifa Goal, a t-il indiqué plus loin.

Pas de championnats, les clubs aux abois, les joueurs au chômage

À l’exception du Violette AC, vainqueur de la dernière édition du championnat national de première division saison 2020-2021 et qui a remporté le Caribean Flow Championship, les clubs haïtiens sont privés de championnats officiels. Le championnat national de première division ne peut pas reprendre du service.

 » Comment va-t-on demander à un club évoluant à Port-au-Prince de se rendre à Léogane, aux Cayes de même pour les clubs du Grand Sud de venir à Port-au-Prince? se demande un dirigeant de club qui souligne que la situation des clubs est difficile.

Face à cette situation de non activité, certains championnats de régions ont été réalisés à Saint-Marc et Aux Cayes mais ça ne permet pas aux Clubs de tenir le coup.

Et les joueurs et joueuses évoluant en Haïti sont dans la tourmente. Déjà très mal rémunérés, nombreux ont déjà fui le pays et d’autres évaporés dans la nature, regrette ce dirigeant de Club.

Le Comité de Normalisation de la Fédération Haïtienne de Football en mode silence

Arrivé à la tête de la Fédération Haïtienne de Football suite à une décision de la FIFA, le Comité de Normalisation n’arrive pas encore à livrer la marchandise même si ledit comité hérite d’un contexte difficile. Mais certains chroniqueurs sportifs pensent que le championnat national pourrait être réalisé en région si les clubs ne pouvaient faire de grand déplacement.

Des chroniqueurs sportifs se plaignent du fait que le comité de normalisation ne communique pas avec eux et les différents membres dudit comité ne sont pas joignables au téléphone encore moins dans leurs bureaux à Delmas.

Le sport fait rayonner notre drapeau sur la scène internationale assez souvent. Le football rassemble tous derrière une cause commune. Cependant, il y a plus d’un an, le football meurt dans le pays face à un climat d’insécurité qui a des conséquences sur toutes les sphères d’activité. À quand la résurrection du football en Haïti pour le bonheur des fans du ballon rond?

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