Haïti: les acteurs de l’éducation en quête d’alternatives face à la crise de l’insécurité

Haïti: les acteurs de l’éducation en quête d'alternatives face à la crise de l'insécurité

Afin de trouver des solutions communes face aux problèmes causés par l’insécurité vis-à-vis au bon fonctionnement des écoles dans ce contexte de violence aggravée, plusieurs acteurs du secteur ont rencontré le ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).

Haïti: les acteurs de l’éducation en quête d'alternatives face à la crise de l'insécurité

La situation sécuritaire au niveau de la région métropolitaine alarme profondément les acteurs de l’éducation. En effet, avec les établissements scolaires qui ferment leurs portes un peu partout, des enseignants et des élèves qui sont davantage victimes de kidnapping et autres actes de violence perpétrées par les gangs, l’apprentissage peine à se poursuivre au niveau des écoles. De ce fait, plusieurs acteurs de l’éducation se réunissent à l’initiative du MENFP afin de trouver des alternatives face à l’insécurité.

Au cours de deux rencontres qui ont déjà eu lieu, les 5 et 8 mars 2023, le titulaire du MENFP, Nesmy Manigat a discuté avec des responsables d’organisations socio-professionnelles comme le Consortium du Secteur Privé de l’Éducation (COSPE), la Commission Épiscopale pour l’Éducation Catholique (CEEC), la Fédération des Écoles Protestantes d’Haïti (FEFH), l’Association professionnelle des directeurs d’écoles privées, et publiques fortement affectées par les derniers événements, des inspecteurs et des représentants d’une association de psychologues.

Les discussions entre les divers acteurs du secteur ont été portées sur la problématique de la sécurité dans et autour des établissements scolaires à Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays. Les responsables ont alerté le ministre autour de la gravité de la situation sécuritaire avec les cas de kidnapping de parents et d’enfants devant les écoles, les tirs incessants, les balles perdues sur les écoles, les élèves, enseignants ou d’autres membres du personnel blessés. Ils ont également soulevé d’autres difficultés auxquels le secteur fait face dans ce contexte de violence aggravée.

Les acteurs demandent au Gouvernement d’agir au plus vite afin de garantir le droit à la vie et le droit à l’éducation. Par ailleurs, il propose une réunion élargie avec certains responsables de haut niveau de l’État notamment des responsables au sein du ministère de la Justice et de la Sécurité publique.

La situation sécuritaire du pays paralyse les activités au sein des différents secteurs de la vie nationale notamment l’éducation. Depuis la montée progressive du kidnapping au niveau de la zone métropolitaine, des acteurs du secteur y sont déjà victimes. En ce qui a trait aux affrontements entre les gangs armés, des professeurs ainsi que des élèves sont déjà victimes de balles perdues.

À rappeler qu’au cours de la journée du mercredi 8 mars 2023, un professeur a été atteint d’une balle au cou en pleine classe au Collège Externat la Providence situé à l’avenue Poupelard. Une situation qui avait provoqué une panique générale au sein d’une établissement cossue, l’Institution Sainte-Rose de Lima (mère Lalue) dont le renvoie des élèves.

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