Haïti : les Nations-Unies et leur part de responsabilité dans l’effondrement de la nation

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Les Nations-Unies sont toujours au devant de la scène quand il s’agit de résoudre les crises politiques auxquelles fait face le pays. Cependant, les différentes missions de l’organisation qui ont séjourné dans le pays jusqu’au BINUH n’ont servi à rien.

Les Nations-Unies et sa responsabilité dans l’effondrement d’Haïti

Tout a commencé en septembre 1993, lorsque le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé d’envoyer la première mission de paix dans le pays. Il s’agit de la Mission des Nations-Unies en Haïti ( MINUAH). Cette mission n’a pas pu atteindre ses objectifs. Et de 1994, on a connu entre autres la Mission de Transition des Nations-Unies en Haïti ( MITNUH), la Mission d’Appui des Nations-Unies en Haïti ( MANUH) et la Mission de Police Civile des Nations-Unies en Haïti ( MIPONUH).

Avec la résolution 1529 des Nations-Unies, la MINUSTAH s’est établie dans le pays, après le départ de Jean Bertrand Artistide, en 2004. Sur le plan sécuritaire, les contingents ont aidé au retour d’une paix factice dans le pays après les événements ayant conduit au départ de l’homme fort de Tabarre.

Cependant, l’héritage laissé par les soldats de cette mission est assez lourd. D’abord les victimes du choléra.

Le Choléra a fait des milliers de victimes

Les népalais cantonnés dans l’Artibonite sont à l’origine du choléra dans le pays au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Cette maladie a fait des milliers de victimes. Aucune réparation n’a été donnée en ce sens aux familles des victimes.

Malgré les manifestations devant les locaux des Nations-Unies en Haïti, les appels à la réparation des victimes n’ont pas suivi d’effets.

Les proches des victimes attendent justice et réparation car l’ONU a reconnu avoir introduit la maladie dans le pays.

Plusieurs dizaines d’enfants abandonnés

Après le Choléra, on retrouve ensuite les enfants laissés par les soldats de cette mission. Ils sont des dizaines.

Me Mario Joseph avait lancé un plaidoyer auprès des Nations-Unies pour que ces géniteurs de la MINUSTAH puissent prendre en charge leurs enfants.

Le dossier a même été porté par devant la Cour Interaméricaine des droits de l’homme. Mais des années après les démarches sont vaines.

Ces mamans solo continuent de jongler pour trouver de quoi donner à ces adolescents laissés par les soldats des Nations-Unies.

Des jeunes violés dont des garçons

Les soldats de la MINUSTAH sont reprochés d’avoir volé aussi les affaires des paysans dans certaines zones où ils étaient cantonnés. Mais pas uniquement ça.

Ils ont perpétré des cas de viol où même des jeunes garçons n’étaient pas épargnés. L’on se souvient de l’affaire de Jhonny Jean. Ce dernier a été violé à Port Salut par des soldats uruguayens.

Les casques bleus ont laissé le pays sans être inquiétés et sans être poursuivis dans leur pays.

De la MINUSTAH, la MINUJUSTH au BINUH, l’échec est palpable. La MINUSTAH a laissé le pays, mais la présence des Nations-Unies étaient toujours là avec sa mission pour le renforcement de la justice et son Bureau Intégré en Haïti dont le mandat vient d’être renouvelé au mois de juillet 2023.

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