Haïti: Place Hugo Chavez, le calvaire de plusieurs dizaines de familles déplacées

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La guerre des gangs a chassé plusieurs centaines de famille de leurs maisons à Cité Soleil. Trois mois après, ces familles qui avaient trouvé refuge sur la place Hugo Chavez située à Maïs gâté ne savent pas à quel saint se vouer. Ils veulent retourner dans leurs maisons.

Des réfugiés de Cité Soleil sur la place Hugo Chavez
Des familles qui fuient l’insécurité à Cité Soleil ont trouvé refuge sur la place Hugo Chavez ( Maïs Gâté)

C’est un camp de fortune situé à quelques mètres de l’aéroport International Toussaint Louverture. Au moins deux cent familles partagent cet espace dans les conditions les plus inhumaines. Une mauvaise odeur résultant des déchets de cuisine et des toilettes aménagés au voisinage de la place.

Ça donne l’impression d’une zone inhabitée alors que des enfants en bas âge partagent aussi cette agglomération de fortune avec leurs parents.

Quand il pleut, les familles sont dans une situation de grosse panique nous dit Ivan Jérome. Le natif de Jacmel qui vit au niveau de la place partage son agonie.

 » Ici c’est l’enfer. Mais c’est mieux par rapport à Cité Soleil puisque nous ne pouvons y retourner. Nous n’avons rien ici pour nous protéger contre le soleil durant la journée sinon que quelques morceaux de sachets. Quand le vent passe il peut bien partir avec eux. Depuis plusieurs soirées nous ne savons que faire avec les pluies qui tombent à répétition dans le pays et au niveau de la zone métropolitaine de port-au-prince en particulier », a d’abord expliqué le natif de Jacmel.

 » Nous n’en pouvons plus de cette situation, trois mois après. Nou lançons un appel pressent aux autorités pour retirer ce calvaire dans lequel ou nous sommes plongées depuis des mois. Je veux retourner chez mois », insiste t-il.

Ces gens ont été oubliés par les autorités étatiques

Selon les témoignages reçus par certaines familles habitant la place Hugo Chavez, les autorités de l’État ne s’occupent pas d’eux. À aucun moment, elles n’avaient vu un membre du gouvernement passant même par hasard au niveau de Place en vue de s’enquérir de leur situation.

 » L’Etat n’existe pas. S’il existait il passerait nous voir un jour. Aucun ministre, aucun directeur général, aucun magistrat. Personne. Nous sommes ici grâce aux habitant de Maïs Gâté qui ont fait solidarité avec nous », se souvient un des responsables de ce Camp de fortune dénonçant le comportement des autorités de l’Etat.

Il informe par ailleurs que des organisations internationales sont passées apporter de la nourriture. C’est le cas du programme alimentaire mondial ( PAM).

 » Ils passent des cartes. Chaque famille reçoit une carte qui les habilite à recevoir des kits alimentaires », a t-il ajouté précisant que des fois certaines familles n’ont pas trouvé. Mais nous essayons de dégager un minimum de solidarité entre nous » détaille t-il.

Une nouvelle zone de non droit en gestation

Avec cette population habitant La place Hugo Chavez en dehors du minimum pour assurer le quotidien, de nombreuses personnes venant de Cité souvent des bandits, s’installent sur la place par moment où commence a faire de la zone une espace de vol et de mendicité.

De nombreux individus armés venant de la commune de Cité Soleil vient passer leur journée sur place, selon des informations. des apples sont lancés en sens. Mais aucune présence policière n’est signalée sur la place même s’il y a une antenne de la PNH dans le Carrefour menant à l’aéroport International Toussaint.

C’est n’est que la semaine écoulée, des agents de la police ont exécuté deux malfrats dans les parages de la zone qui rançonnaient des citoyens paisibles, avaient annonce l’institution.

Comme Martissant, Canaan, Croix-des bouquets, plus d’un redoute une nouvelle zone de non droit dans le pays en plein coeur de Port-au-prince.

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