Haïti-Politique: le Blanc vient et s’en va, la crise demeure

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La délégation américaine de haut niveau qui avait visité Haïti la semaine écoulée a laissé le pays 48 heures après. Si elle a rencontré des acteurs, elle n’a pu rien faire pour dégeler la situation. Au contraire, certains acteurs qui avaient rencontré Brian Nichols et son équipe dénoncent ce qu’ils appellent une volonté des américains de soutenir Ariel Henry.

Agence presslakay
Agence presslakay

Le pays s’est habitué avec cette affaire de commission civile avec émissaires qui ne comprennent rien de la crise. En effet, Brian Nichols avec cette deuxième visite laisse le pays avec chaque camp attaché à sa position. La délégation américaine avait rencontré des acteurs comme des signataires de l’Accord Montana, Fritz Alphonse Jean et Ariel Henry, entre autres.

En marge de ces pourparlers, Ted Saint Dick, lors d’une intervention dans des médias de la capitale haïtienne dit déceler une forme de velléité des États-Unis d’imposer une solution américaine à la crise. Une manœuvre que le représentant de l’accord Montana a dénoncé. Pour lui, il revient aux protagonistes haïtiens de trouver une solution haïtienne à la crise. Ce qu’ils cherchent depuis après l’assassinat de Jovenel Moïse.

D’un autre côté, des acteurs clés de la crise avaient déjà exprimé leur position et ne voulaient pas rencontrer la délégation américaine. Pour eux, les américains sont complices de la situation actuelle d’Haïti. C’est le cas de Moïse Jean Charles, leader de Pitit Dessalines. Ce dernier persiste et signe que seul le départ d’Ariel Henry peut faciliter un dégel à la crise.

Poursuite des mobilisations de rues pour contraindre Ariel Henry à démissionner

Grève, manifestation, les moyens utilisés par les acteurs sont nombreux pour porter Ariel Henry à faire marche arrière sur la décision d’augmenter les prix du carburant dans le pays. Mais malgré tout, le gouvernement maintient cette mesure même si le carburant est toujours bloqué au niveau de Varreux.

Et après les différents mouvements émaillés de violence et de scènes de pillage dans les différents département du pays, la mobilisation est encore annoncée pour le lundi 17 octobre, date où l’on commémore l’assassinat de Jean Jacques Dessalines.

Mais pas uniquement ça puisque l’ambassade américaine à Tabarre fait partie du plan des manifestants notamment Jean Charles Moïse qui annonce déjà la couleur.

Depuis hier dimanche dans la soirée des barricades de pneus enflammés étaient remarqués à travers plusieurs coins de la capitale notamment à Delmas et au Centre-Ville de Port-au-Prince.

Des rumeurs autour d’une éventuelle démission d’Ariel Henry circulent

Face à l’incapacité de son gouvernement à répondre au déblocage de la situation, les voix deviennent plus nombreuses à exiger le départ du premier ministre. Le dossier avait suscité de l’émoi à Port-au-Prince la semaine écoulée.

Et encore une fois durant le week-end, les rumeurs d’une éventuelle démission enflamme les réseaux sociaux alors qu’il n’a été rien de tout cela. Des individus ont créé de faux compte twitter sur le nom de médias étrangers comme Miami Herald et Radio France Internationale pour annoncer le départ d’Ariel.

Dans un message publié sur son compte Twitter la journaliste haïtienne qui collabore avec le média de la Floride Miami Herald, Jacqueline Charles s’en prend à ceux qui utilisent de faux tweets au nom du journal pour défendre leurs intérêts. Nou pa wont?, se demande la journaliste haïtienne.

La crise perdure. Pendant ce temps, le pays s’enfonce dans une inflation galopante. L’insécurité et la rareté du carburant persiste. Donc, la visite de la délation américaine n’était autre qu’une visite de plus pour des officiels américains.

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