Haïti pris en otage par des bandits « légaux »

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Dans la nuit du mardi 29 Juin au mercredi 30 Juin 2021, au moins une dizaine de personnes sont tuées par des individus armés non identifiés, à delmas 32 et Christ-Roi. Parmi les victimes , le journaliste reporter de la Radio Vision 2000 Diego Charles et la porte-parole de Matris Liberasyon, Marie Antoinnette Duclaire

Le phénomène du banditisme n’est pas tout nouveau en Haïti. Avec le président Jean Bertrand Aristide cela a pris une autre ampleur en 2004. Qui n’a pas connu : Evens, TiBlanc, Grennsonnen, Ti kouto, Une balle à la tête, Labanyè, Dread Wilmé. Ils étaient les seuls maîtres et seigneurs dans les quartiers dits défavorisés. Ils décident même l’espérance de vie des haïtiens. Peut-on revivre dans le passé? 2004, refait-il surface où nous vivons au pire moment? Les chiffres, les évènements, les turbulences, les bouleversements peuvent peindre un tableau sombre de la sécurité en Haïti. Les hommes armés ont toujours le même pouvoir, la même puissance. 5 Segond, Barbecue, des noms qui font peur.

Des révélations choquantes faisant croire que les gangs sont sous la gouvernance du pouvoir en place. Des politiciens déplorent la passivité de l’Etat face aux bandits. Et certains font référence au licenciement du récent ministre de la justice et de la sécurité publique Me Lucmane Delille. Selon plus d’un, sa révocation est la preuve que le gouvernement contrôle tout. Ce dernier se dit prêt à contrecarrer et condamner la parade des hommes armés dans les rues de Port-au-Prince dirigés par la coalition des gangs baptisés G9 et alliés contrôlés par le pouvoir en place.

De son côté, l’ancien responsable aux affaires juridiques de la présidence Me Reynold Georges révèle des informations fracassantes. Ce dernier a vendu la mèche en déclarant que le palais national commandite le G9 et évoque la révocation de Lucmane Delille pour satisfaire le caprice de Jimmy Cherizier dit Barbecue.
Ils accomplissent toujours les mêmes missions : faire couler des larmes, semer la terreur … La distribution des armes se fait partout dans le pays, à la vue de tout le monde. Ils terrorisent la population et personne n’est pas à l’abri, même ceux qui ont la responsabilité de garantir la sécurité.

Le journaliste et blogueur Fanel Delva décrit dans son article titré :«Martissant comme le cimetière des morts ambulants»
« Aucune intervention des forces de l’ordre. Pères et mères de famille sont impuissants, face à cette terrifiante situation imposée par des bandits armés. Les égouts en ont assez de recevoir du sang. Le sol en a déjà abreuvé une goutte de trop. Qui pense à ceux qui vivent dans ce quartier ? Personne! Malgré ce qui s’y passe, on dansait, riait au champ de Mars. Le plaisir, c’est tout ce qui compte. Les autorités donnent le ton à l’insouciance. Elles nous disent chacun pour soi. L’espérance de vie d’un haïtien est renouvelable à 24 heures », écrit-il

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