Haïti: Qu’a t-on vraiment appris du séisme du 12 janvier 2010?

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Haïti commémore le 13e anniversaire du séisme du 12 janvier 2010. Un 13e anniversaire qui est arrivé dans un contexte de crise où le pays va de mal en pis. Les grands chantiers annoncés au lendemain du séisme dévastateur du 12 janvier attendent encore leur matérialisation. Les constructions anarchiques se sont poursuivies. 13 ans après, le pays devient plus vulnérable. Qu’a t-on appris vraiment du séisme du 12 janvier?

Séisme de 2010
Séisme dévastateur du 12 janvier 2010 en Haïti

12 janvier 2010. Cette date restera à jamais gravée dans la mémoire des Haïtiens. En quelques secondes seulement, la capitale haïtienne a été détruite. Plus de 300 mille morts, de nombreux blessés ont été dénombrés. Des dégâts matériels évalués à des milliards de dollars. 13 ans après, le constat montre un pays qui peine à tirer les leçons de cette tragédie.

D’abord, selon des spécialistes en construction, le pays a eu autant de morts par le fait que les constructions ne respectaient pas les normes. C’est le cas par exemple de l’ing Jean Leconte.

« Haïti a connu un tremblement de magnitude 7.3 sur l’échelle de Richter et a connu de telles conséquences alors que le Chili le premier Avril 2014 a eu un séisme de magnitude 8.2 sur la même échelle mais n’a pas eu autant d’impacts. Le pays est préparé à cela puisque les dirigeants savent que le pays est traversé par des failles. Mais en Haïti on s’en fout », regrette t-il.

Il dénonce le fait que malgré la vulnérabilité sismique du pays, les dirigeants ne se soucient de rien. Ils oublient la nécessité de réguler les constructions dans le pays. Il dit craindre le pire si un nouveau séisme parviendrait à toucher le pays.

La reconstruction d’Haïti toujours dans l’impasse, des milliards de dollars gaspillés/volés

C’était pour la première fois depuis son existence que le pays d’Haïti a bénéficié d’une si grande solidarité sur le plan international. En plus des produits de première nécessité apportés pour aider la population à faire face à ce problème, le pays a pu récolter des milliards de dollars de dons.

S’il est vrai que des promesses faites n’ont pas été matérialisées, mais des milliers de dollars ont été gaspillés ou volés par des membres de la commission mise en place pour gérer les fonds. Il s’agit du fameux: Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).

Cette Commission a été composée de Jean-Max Bellerive, Coprésident, Lucien Francœur (Chambre des députés), Lucien Jean Bernard (Sénat de la République), Dr Réginald Boulos (Secteur des Affaires), Me Gary Lissade (Pouvoir Judiciaire), M. Georges Henry Fils (Pouvoir Judiciaire) entre autres du côté de la partie haïtienne.

Alors que pour l’international, il y avait William Jefferson Clinton, Coprésident, M. Percival J. Patterson CARICOM, Pierre Duquesne France, Cheryl Mills États-Unis d’Amérique, Cristina Barrios Espagne et Alexandre Abrantes Banque Mondiale entre autres.

Malgré la présence des personnalités de l’International, cela n’a pas empêché que les fonds ont été mal utilisés et aujourd’hui encore, le pays attend la reconstruction promise par ses dirigeants.

Et pour montrer que les leçons n’ont pas été tirées de cette expérience, après le gaspillage de la CIRH, les gouvernements après ont dilapidé plus de 4 milliards de dollars américains du fonds Petro Caribe.

Pendant ce temps, des menaces planent sur la ville du Cap Haïtien où les risques sismisques sont énormes.

Tremblememt de terre n’est pas une fatalité, il faut toutefois préparer le pays. Voici un leitmotiv de Claude Preptit mal compris par les autorités occupées à d’autres choses. Donc de 2010 à 2023, 13 ans durant lesquels le pays n’a su tirer de leçons.

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