Haïti – rareté de carburant: Journée mobilisation sous haute tension ce lundi matin

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IMG 20190916 WA0007 - PressLakay - Haïti

Le pays a connu un début de matinée du lundi 16 septembre mouvementé avec l’organisation de plusieurs mouvements de protestation dans la capitale haïtienne et dans les villes de province malgré la poursuite de l’année scolaire, a informé Presslakay.

Selon plusieurs reporters qui collaborent à notre rédaction, des rues de la capitale dont Delmas, Carrefour de l’aéroport, Carrefour de Nazon, Canapé-Vert, Pétion-Ville sont barricadées avec des pneus enflammés pour empêcher la circulation des véhicules et piétons malgré que ldes enfants ont repris timidement le chemin de l’éducation accompagnés de leurs parents.

Face à la rareté de carburant constatée dans le pays depuis plusieurs semaines où la vie devient de plus en plus difficile, les protestataires ont décidé de faire valoir ses mécontentements vis à vis de l’État central qui semble incapable de résoudre ce problème en annonçant une grève générale sur toute l’étendue du territoire national pour ce lundi.

Des patrouilles policières ont été remarquées dans les rues de Port-au-Prince pour essayer de sécuriser et de protéger les vies et biens des citoyens. Mais le transport en commun est complètement paralysé et un bon nombre d’établissement scolaire est resté fermer.

Au niveau du Champs-de-Mars, des manifestants ont mis le feu dans la barrière d’entrée du « Rois des Rois Market », a rapporté un journaliste de la Radio Méga qui précise que les sapeurs-pompiers ont dû intervenir pour tenter d’éteindre le feu.

Même cas de figure pour quelques villes de province, au Cap-Haïtien, Gérard Maxineau a souligné q’un vif mouvement de protestation est entamé par les chauffeurs de taxi moto et des véhicules du transport en commun dans les rues ce en raison de la rareté de carburant.

À Saint-Marc, la circulation semble impossible où des automobilistes protestent contre la difficulté de s’approvisionner en carburant en pleine rentrée scolaire.

Au niveau de la ville des Gonaïves, les chauffeurs de taxi-moto ont entamé un mouvement de protestation où ils ont exigé aux responsables des différents établissements de relâcher les élèves. Ce qui a créé actuellement, une vive tension au niveau de la cité de l’indépendance, a constaté Presslakay.

Dans la ville des Cayes, un confrère journaliste contacté confie à notre rédaction que les citoyens se préparent à fouler le macadam à l’instar de la journée d’hier dimanche pour exiger du carburant et la démission de Jovenel Moïse.

Dans le département du Sud-est du pays, un journaliste travaillant pour la Radio du sénateur Dieupi Chérubin a atteint d’un coup de couteau au niveau de son bras. Pour le moment, son état de santé est hors de danger.

Dans la commune de Cabaret département de l’Artibonite, la route nationale numéro un est complètement bloquée par les manifestants qui ont mis des camions de sables sur le pont pour obstruer le passage. Les policiers ont intervenu, Mais la route est restée encore bloquer.

À Port-de-Paix, Jean Hérold, correspondant de la radio Méga rapporte que toutes les activités sont paralysées où les manifestants ont érigé des barricades de pneus enflammés pour bloquer le fonctionnement des établissements scolaires. Les bureaux de l’État et les banques commerciales sont restés fermer.

Parallèlement, le premier ministre Jean Michel Lapin avait annoncé l’arrivée d’une cargaisons de 500 mille barils de pétrole ce lundi en vue dit-il de faire face au problème de la rareté de carburant.

On s’attend à une journée difficile tenant compte de l’importance de l’or noir dans le fonctionnement normal du pays.

IMG 20190916 WA0008 - PressLakay - HaïtiRICHEMOND Johnson

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