Haïti-Santé: le diabète tue les haïtiens en silence

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Le diabète continue de tuer les haïtiens en silence. Selon les données des Nations-Unies, la prévalence du diabète en Haïti pour l’année 2021 était de 8,9%, pour la population âgée de 20 à 79 ans. Alors que La Fondation Haïtienne de Diabète et des Maladies Cardio-vasculaires (FHADIMAC) estime à plus de 14% la prévalence. Si la maladie ne fait pas trop de débat dans la société haïtienne, elle tue au quotidien des haïtiens.

Le diabète, un tueur silencieux en Haïti

« De nombreux haïtiens souffrent du diabète. Le plus dans tout ça c’est qu’ils sont diabétiques sans pourtant le savoir. Ils ne sont pas dépistés. Mauvaises habitudes alimentaires, négligence physique autant de facteurs ajoutés a l’hérédité responsable de cette maladie qui tue beaucoup de personnes dans le pays devant l’ignorance d’une population laissée a elle seule », a fait remarquer le Dr Donald Nau.

« Le manque de sensibilisation sur la nécessité à se faire dépister, le silence du ministère de la santé publique devant l’ampleur du problème, autant de facteurs donnant le champ libre à cette maladie de poursuivre sa course chez nous en Haïti même chez les plus jeunes », poursuit Dr Donald Naud.

Plus loin le Médecin souligne que si dans le temps passé c’était surtout les personnes âgées qui étaient venues dans les cliniques pour se faire soigner, de nos jours, pas question de l’âge.  » Tous les âges sont concernés » soutient-il.

Le diabète décime et appauvrit des familles

Etant une maladie héréditaire, le diabète mieux connu sous le nom de « maladi sik » en Haïti fait rage dans les familles haïtiennes et font pleurer car toujours est-il, la personne malade ne peut-être guérie de la maladie.

 » Mon père, mes oncles, mes tantes, mon grand-père, des cousins et des cousines sont morts du diabète. Si mon grand père avait quand même pu vivre longtemps avec la maladie ce n’est le cas pour mon père et des cousin-es. Ils sont partis à fleur de l’âge après avoir dépensé tous leurs biens à la recherche de solution », raconte Hector Jacques.

Le natif de Delmas souligne que de nombreuses autres familles du département du Nord d’où il est venu font face à ce même problème où des jeunes sont victimes de l’Hypertension et surtout du diabète. Le plus souvent c’est quand la maladie est arrivée au stade avancé, qu’ils découvrent qu’ils étaient malades, ajoute-t-il.

FHADIMAC fait la route en solo

Depuis plusieurs années, c’est la Fondation Haïtienne de Diabète et des Maladies Cardio-vasculaires (FHADIMAC) qui sensibilise la population sur le comportement à adopter face aux maladies cardio-vasculaires.

Grâce à ses cliniques situés à Lalue et à Bois Verna la population concernée reçoit non seulement des conseils pour combattre la maladie mais ceux et celles qui ne sont pas atteints reçoivent aussi des conseils sur ce qu’il faut faire pour éviter la maladie.

Parallèlement, le Ministère de la santé publique et de la population minimise encore l’ampleur de cette maladie qui continue de tuer la population sans même penser à une campagne de sensibilisation sur comment se protéger.

En guise de conseils pour éviter la maladie, le médecin encourage la pratique du sport, une alimentation contrôlée et un esprit positif. Il invite cependant la population à se faire dépister en vue de savoir s’ils ont du sucre dans le sang ou pas.

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