Haïti-Société: Claude Alix Bertrand, une victime du viol qui rompt le silence

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Claude Alix Bertrand revient sur une triste page de sa vie. Une histoire de viol dont il a été victime d’Evans Lescouflair, son moniteur de sport à l’institution Saint-Louis de Gonzague quand il avait seulement 11 ans. Nous vous proposons les témoignages de la victime.

Claude Alix Bertrand

« Tu restes après la classe car tu n’as pas participé avec autant d’enthousiasme dans les activités d’aujourdhui. En sa qualité de responsable, je me suis obligé de rester pour écouter ce qu’il avait à me dire. Son bureau était un peu retiré par rapport aux autres classes. Quand je suis rentré dans son bureau, il me demande d’enlever mon pantalon. J’avais seulement 11 ans à ce moment. Il me touche. Je n’ai jamais été touché comme ça par quiconque. Je me suis trouvé très mal à l’aise par rapport à cette situation », rapporte la victime.

La victime précise qu’il a décidé de rompre le silence aujourd’hui, car le petit garçon qu’il était à l’époque n’avait pas le courage et l’opportunité de se défendre encore moins de se mettre debout pour dire non.

« Une nouvelle fois, il me demande de rester encore après la classe. Essayant de me défendre, je lui ai dit que le chauffeur est là et que je devrais m’en aller. Et lui de me dire que le chauffeur sait pertinemment que je suis en sanction.

Il a essayé de me pénétrer à plusieurs reprises ce jour là. Je pleure, je crie, car ça me faisais mal, à 11 ans. Quand il a éjaculé, je lui ai demandé ce que c’était puisque je n’avais jamais vu ça auparavant.

 » Et ça devient régulier. Il trouve un moyen pour faire son interaction sexuelle avec moi chaque semaine », dénonce Claude Alix Bertrand.

L’une des raisons pour lesquelles, il n’avait pas avoué qu’il était victime de viol, c’est par le fait que dans le milieu social haïtien, il y a deux appellations que les gens n’aiment pas: « Homo sexuel, putes », a confié Claude Alix Bertrand.

Dans la même veine, les anciens élèves de la promotion de 1991 de l’institution Saint-Louis de Gonzague ont, dans une note, témoigné leur solidarité et salué le courage de la victime. Ils lui ont promis tout leur support.

Parallèlement, à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’ancien ministre des sports rejette d’un revers de main les accusations portées contre lui. Ce ne sont que des mensonges, dit-il. Les activités sportives se tenaient les lundi, mardi, mercredi et jeudi entre 10h45- à 11h30 sur la cour de l’école et jamais le vendredi, encore moins vers 4h de l’après-midi, indique t-il.

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