Haïti-société: usage des ATM, entre connaissance et l’ignorance

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Alors que le monde marche à grand pas et que la technologie suit son cours, les sociétés tentent de remplacer certains services humains par des intelligences artificielles. Et ça se fait tous les jours dans le domaine économique avec les ATM, qui signifie «mode de transfert asynchrone». Si dans certains pays l’usage du cash devient de moins en moins pratiqué, ici en Haïti, une grande partie de la population ne sait même pas ce qu’est un ATM.

En pleine crise de carburant, les banques commerciales réduisent leurs horaires de fonctionnement et de travaillent à trois jours par semaine: Lundi, mercredi et vendredi. Pour ces jours, au niveau de la route de l’aéroport, c’était la ruée vers les banques commerciales. Un long fil d’attente, un soleil de plomb, les clients sont patients. Et devant cette succursale, fraichement inaugurée, un ATM se fait remarquer.

Jackson, 24 ans, originaire de 19 Delmas, vient retirer 2500 gourdes, mais fait aussi la queue pourtant, l’ATM en face fonctionne à plein régime. Il s’est confié à nous. À la question pourquoi il ne fait usage de l’ATM, il explique:

 » je ne sais pas grand chose au sujet de ce que vous a avez mentionné. Je vois des gens qui entrent dans cette petite pièce ( la chambre où est l’ATM) et qui repartent rapidement mais je sais pas ce qu’est cela. J’attends que mon heure arrive pour
que je puisse entrer dans la succursale et faire le retrait », a expliqué le natif de Delmas visiblement découragé de la longueur de la ligne.

Mis à part Jackson, ils étaient nombreux du fil d’attente qui ont répondu à notre question qui ont fait part de leur ignorance du fonctionnement de l’ATM.

 » On m’a dit que c’est une petite carte qu’on te donne pour faire les transactions. J’ai pas encore essayé » a indiqué James, entre les deux âges.

« Avec les ATM, le service est plus simple et plus rapide »

Si environ 75% des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ignorent l’existence des ATM, certains citoyens témoignent de l’intérêt pour ce service.

Patrick habite au village Solidarité à deux doigts de l’hôpital Bernard Mevs. Il dispose de deux cartes. Il ne se souvient pas depuis quand il a utilisé un livret bancaire.

 » Dans ce monde ou nous sommes, marcher avec de l’argent dans sa poche n’est pas une décision sécuritaire. Je me rends à la Banque que pour des dépôts. Mes transactions je les paie à partir de ma carte, explique t-il.

L’ATM ses avantages et ses inconvénients ici en Haïti

Si ce service n’est pas trop utilisé par une grande partie de la population, ceux qui l’utilisent voient en lui des avantages mais aussi des inconvénients.  » C’est un service rapide et sécuritaire surtout dans un pays où l’insécurité fait rage, avoue Enock. Une idée partagée par d’autres jeunes qui louent le fait que ça leur permet d’acheter dans des magasins et de super marchés sans savoir besoin de recourir à du cash.

S’il permet de faire des emplettes sans avoir besoin de marcher avec du cash, ici en Haïti des inconvénients se présentent. « D’abord, la machine n’a pas toujours de provisions et ensuite, si j’ai une carte d’une banque commerciale comme Unibank impossible de faire des transactions avec Sogebank. Si la BRH avait annoncé qu’il allait plancher sur ce problème, il demeure encore », laisse entendre Richard.

Il convient de souligner que c’était en 1964, la première société au monde à fabriquer des distributeurs automatiques de billets de banque, reliés entre eux par des liaisons téléphoniques en Suède. Les anglais en font l’expérience vers les années 1967 et une année après, c’était le tour des Français. Cependant d’autres recherches montrent que le premier appareil du genre a été inauguré le 27 juin 1967 par la banque britannique Barclays dans sa filiale d’Enfield, au Nord de Londres.

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