Haïti: Une conférence de presse de la police nationale transformée en mouvement de protestation de journalistes

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Des dizaines de journalistes ont boycotté une conférence de presse de la PNH qui était prévue, ce vendredi 9 février 2024, à Clercine. Les travailleurs de la presse ont agi de la sorte afin de dénoncer les brutalités policières à leur encontre tout en réclamant justice pour leur confrère, Jean Jean Marc, victime des exactions policières lors d’une manifestation, hier jeudi.

Le comportement des policiers lors des dernières manifestations antigouvernementales est vivement critiqué et dénoncé. Avec plusieurs morts, des dizaines de blessés, le bilan de victimes est lourd pour des agents d’une institution qui est censée accompagner les manifestants dans leur parcours.

Alors qu’une conférence de presse était annoncée par l’institution policière, peut-être pour faire le point sur les bavures observées lors des manifestations, celle-ci a été boycottée par des journalistes de médias en ligne. La rencontre qui était programmée ce vendredi, à Clercine, n’a finalement pas eu lieu comme convenue à cause des travailleurs de la presse qui dénonçaient les exactions policières commises à leur encontre et réclamaient justice pour leur confrère, Jean Jean Marc, victime de brutalités policières lors d’une manifestation qui a eu lieu dans la journée du jeudi 8 février.

En effet, le jeune travailleur de média en ligne avait reçu dans son œil gauche un coup de bonbonne de gaz lacrymogènes. Selon les dernières informations, Jean Jean Marc, qui souffre actuellement à l’hôpital, a donc perdu l’oeil. Ce dont sa famille et ses confrères de la presse ont dénoncé.

Dans la salle où le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti, Garry Desrosiers allait prendre la parole au nom de l’institution policière, les journalistes qui étaient présents ont crié à voix haute. Une situation qui n’a pas permis au responsable de la PNH de faire sa présentation. Il l’a finalement annulée pour se rendre à l’hôpital général pour visiter le travailleur de la presse blessé. M. Desrosiers a même promis de présenter les doléances des protestataires au Haut Commandement de la Police Nationale.

Il faut souligner que lors des dernières manifestations organisées par les acteurs de l’opposition et des organisations de la société civile afin de forcer le premier ministre Ariel Henry à quitter la Primature, plusieurs journalistes en sont sortis blessés.

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