« Il n’y a pas de réconciliation possible entre le peuple haïtien et la présidence de Jovenel Moïse », position exprimée par un groupe d’écrivain haïtien

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Ils se sont exprimés sans langue de bois dans les tribunes du journal français Le Point. Les écrivains Kettly Mars, Anthony Phelps, Lyonel Trouillot, Yanick Lahens, Gary Victor, Frankétienne, James Noël entre autres affirment que le président de la république représente la corruption, la répression et l’exclusion.

Ces écrivains indiquent que le président est dans l’impossibilité de se présenter à la population sans être caillassé et conspué. « Le seul moyen pour le président fugitif de rester au pouvoir, c’est d’utiliser la police nationale comme arme de répression politique et d’utiliser les ressources publiques comme source de financement pour la répression contre la population », écrivent ces hommes et femmes littéraires.

La jeunesse et le peuple haïtien dans son ensemble réclament la tenue du procès Petro Caribe autour de la disparition de plus de trois milliards de dollars. Depuis plus de sept mois, le président et le Parlement n’ont pas pu installer un gouvernement dans les conditions exigées par la Constitution. Privée de tout soutien institutionnel, la population a recours depuis des mois à des manifestations auxquelles le président n’a répondu que par le silence et la répression. Dans Port-au-Prince et les principales villes de province, c’est au quotidien des heurts entre des centaines, voire des milliers de manifestants et des individus en uniforme de police, souvent encagoulés. Des journalistes ont été blessés par balle. Des militants politiques sont ciblés, et des arrestations arbitraires ont lieu. En réaction, les manifestants se radicalisent. Le lundi 30 septembre, la répression policière a été particulièrement musclée contre les manifestants issus des milieux populaires. On a vu des policiers forcer des citoyens à ramper comme des bêtes, puis en embarquer un certain nombre pêle-mêle à l’arrière d’un pick-up.

Ces derniers soulignent que c’est au prix du sang du peuple, de la radicalisation, de la violence répressive que Jovenel Moïse resterait au pouvoir. Ils poursuivent en appelant les citoyens du monde afin qu’ils soutiennent la cause haïtienne. L’humanisme demande aujourd’hui de choisir entre un peuple et un président, entre un peuple et ses bourreaux.

Banacheca Pierre

Source combinés

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