Immigration | Le Ministre dominicain des Affaires étrangères se positionne sur le flux migratoire des Haïtiens

Roberto Alvarez, chancelier dominicain

Dans une interview accordée, ce dimanche, le Ministre dominicain des Affaires étrangères, Roberto Alvarez a déclaré qu’il est nécessaire de fermer la frontière haïtiano-dominicaine et de régulariser les sans-papiers haïtiens qui travaillent dans son pays dans les secteurs de la construction et de l’agro-industrie.

Roberto Alvarez, chancelier dominicain
Roberto Alvarez, ministre dominicain des affaires étrangères

Le problème de l’immigration revient sans cesse dans les conflits opposant Haïti et son voisin, la République Dominicaine. Alors que l’un blâme le mauvais traitement infligé à ses ressortissants en situation irrégulière, l’autre met en avant le flux migratoire des Haïtiens en nette progression sur son territoire. S’il semble tout bonnement nécessaire de trouver une solution au problème de l’immigration entre les deux pays qui partagent l’île Hispañola, le Ministre dominicain des Affaires étrangères, M. Roberto Alvarez a donc donné son point de vue sur le sujet.

En effet, lors d’une interview accordée au journaliste Pablo à l’émission “McKinnley”, diffusée sur Color Visión, un média dominicain, le chancelier dominicain a dit qu’il est favorable de fermer la frontière qui separe les deux pays.

« Il est possible de fermer la frontière, oui ; d’autres pays l’ont fait, comme Israël. Il faut être sérieux », a-t-il déclaré.

Parallèlement, M. Alvarez a soutenu que son gouvernement doit régulariser les sans-papiers haïtiens qui travaillent dans les secteurs de la construction et de l’agro-industrie afin d’appliquer le « 80-20 » dans l’embauche ouvriers.

Par ailleurs, le ministre dominicain des Affaires étrangères a déploré le fait que des Dominicains participent au transfert d’Haïtiens illégaux et a souhaité que le trafic soit pénalisé et stigmatisé comme l’un des pires crimes. Il a aussi souligné que la République Dominicaine respecte les droits de l’homme tout en reconnaissant que certains excès ont été commis notamment les conditions de détention et d’expulsion des Haïtiens.

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