Insécurité: des adolescents enrôlés dans des actes de kidnapping à Port-au-Prince

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Si les actes de kidnapping sont en hausse ces dernières semaines dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, ce qui inquiète plus d’un, c’est le fait que des adolescents y participent activement, selon des témoignages.

Kidnapping en Haïti
des adolescents enrôlés dans le kidnapping à Port-au-Prince

C’est la nouvelle du jour. 4 personnes ont été enlevées ce dimanche à Port-au-Prince, non loin de la rue Cameau et Capois. Selon des témoins, trois des personnes étaient dans un véhicule et l’autre venait d’un marché public de la capitale. Elles ont toutes été enlevées sans la moindre difficulté.

Cependant, ces mêmes témoins soulignent que ceux qui étaient armés pour produire le rapt sont des adolescents qui ne devraient pas dépasser 16 ans.

 » Ils étaient plusieurs jeunes entre 14 et 16 ans qui ont descendu le véhicule pour enlever les 4 personnes ce dimanche à la rue Cameau. Certains n’avaient pas de cagoule. Ils sont très jeunes », a fait savoir un témoin à un confrère qui s’était rendu dans la zone.

Ce n’est pas pour la première fois qu’ils font de telles activités dans la zone et ce n’est pas pour la première fois que de jeunes garçons de moins de 18 ans sont remarqués dans ces genres d’actions. Non loin du Stade Sylvio Cator, un jour j’ai été témoin d’un enlèvement où certains des kidnappeurs donnent l’apparence de mineurs.

Les enfants soldats, un passé au présent

Les groupes armés qui prennent en otage certains quartiers de la capitale n’ont pas uniquement de gens âgés en leur sein. Il y en a des jeunes, des moins jeunes et même des adolescents.

 » Nous ne pouvons pas dire que tous les groupes de gangs ont des adolescents comme membres. Mais moi je suis témoin que certains enrôlent des gamins. À Simon Pélé, non loin de la route de l’aéroport, ils sont visibles. Aux yeux de tout le monde des jeunes se tiennent au bord de la route avec des armes de grands calibres en main. Et parmi eux des gamins de 13 à 17 ans. Mais on les voit tous les jours. Ils ne sont pas allés à l’école apparemment », explique cette dame travaillant pour une institution de la zone.

En effet, comme ça a été durant les années 2000, où de nombreux gamins avaient accès aux armes, l’on est en train de revivre cette situation, a t-elle commenté.

Quel avenir pour ces jeunes?

À ce sujet, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti, (OCNH) avait révélé que 13% des enfants questionnés lors d’une enquête à Croix-des-Bouquets explique qu’ils entretenaient des rapport avec les gangs armés de la Croix- des-Bouquets. Ils étaient en contact pour être recrutés précise le rapport, en date du 9 juillet 2022, repris par les Nations-Unies.

Ce même rapport souligne que de nombreuses écoles qui fonctionnaient dans les zones réputées chaudes ne fonctionnaient pas en raison de la violence des gangs où de nombreux étaient enrôlés dans le but de surveiller les policiers.

Le Coordonnateur de l’OCHN, Me Camille Occius explique qu’il revient aux autorités d’adresser le problème des enfants des rues. Selon lui, ce sont ces mêmes enfants aux conditions fragiles qui sont enrôlés dans des actions malhonnêtes qui et deviendront chefs de gangs à l’avenir.

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