Insécurité | La Petite Rivière de l’Artibonite dans la tourmente

Petite Rivière de l'Artibonite

Depuis plusieurs mois, la situation sécuritaire au niveau du département de l’Artibonite, plus précisément à la Petite Rivière de l’Artibonite, a complètement dégénéré. Les autorités locales ont abandonné la commune et les locaux des institutions publiques comme la DGI, le tribunal de paix, la Mairie, et autres, sont restés deserts. La population, étant aux abois, ne sait plus à quel saint se vouer.

Petite Rivière de l'Artibonite
Petite rivière de l’Artibonite @photo archive Facebook

L’insécurité qui sévit actuellement en Haïti n’épargne aucune localité qu’elle soit dans la région métropolitaine ou dans les autres villes de province. Si dans divers quartiers les résidents peuvent souffler grâce au mouvement baptisé « Bwa Kale », dans plusieurs autres, les populations sont oppressées, pour la plupart, et livrées à la merci des gangs armés qui ne se laissent pas traverser par la pitié. La Petite Rivière de l’Artibonite, une commune du département de l’Artibonite n’échappe pas à cette situation et subit la loi des hommes armés du gang dénommé « Gran Grif » qui y a établi son quartier général dans la zone depuis plus de cinq ans.

« Les résidents sont obligés de fuir les exactions du gang qui s’approprie des terres des paysans. D’un côté, les citoyens doivent faire face aux violences des hommes armés ; de l’autre, ils sont encore victimes des exactions de la coalition qui a placé des barricades un peu partout sur la Route nationale #1 pour cerner le gang « Gran Grif ». », a déploré sur la RTVC, Desir Venes, un citoyen de la commune, qui n’en peux plus.

Selon Desir Venes, le gang a pris d’assaut la commune sous l’oeil impassible des autorités étatiques. Les résidents, contraints à abandonner leur domicile, sont démunis et subissent quotidiennement les violences perpétrées par les assaillants. Si l’on se questionne sur la présence des forces policières, celles-ci sont complètement absentes. Ce qui permet donc aux hommes armés d’imposer leurs lois comme bon leur semble. Par conséquent, l’école, l’église, le petit commerce, plus rien ne fonctionne régulièrement à la Petite Rivière de l’Artibonite.

En réaction, les habitants de la commune, ne croyant plus aux autorités policières, s’allient à la coalition pour tenter de démanteler le gang armé. Ce qui a pour résultat des affrontements spontanés entre les deux groupes armés.

« Les affrontements qui ont eu lieu entre le groupe armé Gran Grif et la coalition ont un peu aidé. Cependant, les habitants attendent beaucoup plus. Ils veulent tout simplement le démantèlement du gang. » a-t-il indiqué.

En Haïti, l’insécurité n’est pas seulement l’affaire de la région métropolitaine. Les villes de province y sont aussi concernées. Dans diverses régions éloignées de la capitale, les habitants sont contraints de fuir leur terre sous les coups de balles pour tenter de survivre. Malgré cela, ils sont oppressées et livrées à eux-mêmes ou à la merci des hommes sans foi ni loi.

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