Jamaïque/Dialogue inter-haïtien : fin des discussions, aucune proposition adoptée

Les assises qui ont réuni divers acteurs de la classe politique haïtienne ont donc pris fin dans la nuit du mardi 13 juin, à Kingston, capitale de la Jamaïque. Malgré les diverses propositions mises sur la table par les invités présents à la séance plénière, aucune d’entre elles n’a finalement été adoptée.

Jamaïque/Dialogue inter-haïtien : fin des discussions, aucune proposition adoptée

Des mots, des grincements de dents, des polémiques contre un ou plusieurs adversaires politiques, les épisodes n’ont pas manqué lors du dialogue inter-Haïtien organisé par la CARICOM, en terre jamaïcaine, pour inviter les acteurs politiques haïtiens à trouver des solutions communes à la crise qui sévit en Haïti. Si des pourparlers ont eu lieu entre ces derniers durant les trois jours qui ont été fixés, aucune proposition n’a donc été adoptée.

Selon les informations disponibles, la séance plénière qui a eu lieu, dans la nuit du mardi, et qui devait aboutir à l’adoption d’une résolution, n’a pas porté fruit. En effet, malgré les six propositions qui ont été faites, et malgré le fait que la plupart des partis politiques présents dont Montana, Fanmi Lavalas, MOPOD, EDE, UNIR, En Avant et autres s’étaient mis d’accord sur une proposition de résolution réclamant le rétablissement d’un Exécutif bicéphale avec un Collège présidentiel et un Gouvernement d’union nationale, celle-ci n’a finalement pas été retenue.

À la fin de la séance plénière, le Premier Ministre Ariel Henry, dans son discours de clôture, s’est excusé pour ses excès de langage lors de la première journée, a félicité les protagonistes pour leur engagement et les invite à poursuivre les rencontres en Haïti sous la médiation de la CARICOM. Chaque groupe laissera donc la Jamaïque avec ses propositions.

Entre temps, le pays s’effondre. Rien ne marche. L’equipe gouvernementale est incapable. L’insécurité, le chômage, la faim font rage. Près de 5 millions de personnes sont en insécurité alimentaire. Les gangs armés imposent leur loi. Les victimes des dernières intempéries sont dans la tourmente et attendent le secours des autorités qui, pourtant, ne pensent qu’à leurs intérêts personnels.

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